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Basket-ball. Jules et Louis Gibey, deux frères autour d’un derby entre Fougères et l’Union de Rennes... |
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Jules Gibey va jouer pour la première fois, contre son frère Louis, lors du derby entre Fougères et l’Union Rennes. © Jocelyne RÉGENT
Lors du derby entre Fougères et l’Union Rennes, en N1M, ce vendredi 24 janvier (20 h), les frères Gibey (Jules à Fougères et Louis à Rennes) vont s’affronter pour la première fois de leurs carrières respectives chez les professionnels.
Un Fougères – Rennes dans une salle Justy-Specker remplie se suffisait déjà en soi pour 90 % des acteurs du derby. Pour les frères Gibey, Louis et Jules, adversaires le temps d’un soir, ce vendredi 24 janvier (20 h), la venue de leur famille nantaise ajoute une narration supplémentaire à l’affiche. « Ils vont faire d’une pierre deux coups parce que normalement, ils regardent les matches le soir de chaque côté », sourit Louis, le Rennais, en référence au calendrier très chargé de Nationale 1 avec ses semaines récurrentes à deux matches.
Le contrôle parental devrait aider à tenir les débats, même si aucune maltraitance du frère aîné, le plus imposant des deux (2,05 m contre 1,99 m) envers le cadet n’était au programme.
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Techniquement, ce sera la deuxième fois que Louis (24 ans) et Jules (20 ans) s’affronteront au niveau professionnel, la première ayant eu lieu l’été dernier en match amical. Un très mauvais souvenir pour l’aîné qui en était sorti avec une rupture partielle du tendon ischio-jambier, et une première moitié de saison suivie depuis le banc de l’URB. Dont le derby aller contre Fougères à Colette-Besson.
« On nous a prévenus que ça allait être chaud vendredi »
Mais en match officiel, les retrouvailles seront inédites : « On en a parlé dès l’été dernier, quand on a appris que l’on allait évoluer tous les deux en N1, on savait que l’on allait se rencontrer à un moment donné, se souvient Louis. Ça arrive que l’on se chambre régulièrement, même si l’on est plus content de jouer l’un contre l’autre. » « Ça fait plaisir de jouer contre son frère, lui répond Jules. On se voit évoluer depuis que l’on est tout jeunes. On jouait déjà ensemble quand on était tout petits mais pouvoir se recroiser sur un terrain officiel, c’est spécial. »

Louis Gibey va affronter son frère, ce vendredi 24 janvier. Jocelyne RÉGENT
À la lecture des CV, on serait tenté de penser que les deux frères se suivent volontairement, malgré leurs quatre années d’écart. Tous les deux formés à l’Hermine de Nantes, ils ne s’y sont croisés que brièvement puisque Jules a intégré le centre de formation nantais peu avant que Louis n’en sorte. C’est d’ailleurs là qu’ont eu lieu leurs seules oppositions sérieuses à l’entraînement, en dehors des parquets de leur enfance. Aujourd’hui encore, le plus jeune est toujours officiellement un joueur de l’Hermine, qui l’a seulement prêté à Fougères cette saison. Une destination motivée par la présence voisine du grand frère ?
« Je n’ai pas forcément fait mon choix en fonction de mon frère, rétorque l’ailier fougerais. Mais oui, quand j’ai signé, je savais que l’on allait être à 30 minutes l’un de l’autre, c’est sûr que c’est plus plaisant que d’être à l’autre bout de la France. » « La plupart du temps, on se voit à Nantes, quand on rentre le week-end chez nos parents, poursuit le pivot rennais. Sinon, ça arrive quelquefois à Jules de venir à Rennes, j’ai moins l’occasion d’aller à Fougères. Je suis allé le voir contre Tours la semaine dernière, comme je n’avais pas match, et lui était venu me voir pour mon premier match contre Poissy (le 7 janvier). »
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Ce vendredi soir, les obligations familiales vont devoir exceptionnellement passer au second plan derrière les engagements professionnels, derby oblige. « À Rennes, on nous en a parlé comme d’un derby, prévient Louis. Il y a cinq équipes bretonnes en N1, on avait coché ces quatre matches à prendre en début de saison. On sait qu’à Fougères, il y a un gros engouement autour des derbies, on nous a prévenus que ça allait être chaud. » De là à parler d’un derby fratricide…