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Basket-ball. Danny Evans, une crème anglaise à l’Union Rennes... |
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Danny Evans en tête du clapping après la victoire de l’URB contre Tours vendredi 27 octobre à la salle Colette-Besson. © Jocelyne Régent
Le discret Anglais, qui n’est pourtant arrivé à Rennes qu’en cours de préparation mi-août, a vite fait l’unanimité à l’URB par son état d’esprit sur et en dehors du terrain.
Et s’il était le meilleur symbole de cette URB déconcertante depuis le début de saison ? Sans être l’élément majeur de Pascal Thibaud, en tout cas offensivement, Danny Evans résume assez bien les qualités rennaises du moment. Il ne faudra pas forcément compter sur l’Anglais pour porter son équipe sur son dos, contrairement à d’autres étrangers de Nationale 1, mais l’arrière s’est parfaitement fondu dans le moule. Avec une facilité même étonnante quand on sait qu’il découvre la France et qu’il n’est arrivé à Rennes que mi-août.
« J’ai signé très tard, au milieu de la préparation, le coach m’a appelé et ça s’est enchaîné très vite, raconte le natif de Leeds, qui possède également la nationalité jamaïcaine. Mon travail est de rester prêt pour le moment où une opportunité va arriver. Je n’étais pas inquiet, je savais que ça allait venir. » À 26 ans, Evans commence déjà à faire figure de vétéran dans le circuit, après quatre ans universitaires aux États-Unis, et des expériences professionnelles en Angleterre, au Luxembourg et en 3e division espagnole.
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« Ça marche bien ici car personne n’a un gros ego »
Un parcours de baroudeur qui peut avoir ses inconvénients : « C’est difficile par moments, admet-il. Apprendre la culture dans chaque nouveau pays fait partie de mon métier. Lucas (Fontaine) m’aide beaucoup, il est super avec moi depuis que je suis arrivé. » Et ce ne sont pas que des paroles en l’air puisqu’Evans a surpris tout le monde à l’URB par ses progrès rapides en français. « C’est ce qui me prend le plus de temps en dehors du basket, déjà parce que je pense que ça me rendra meilleur sur le parquet, et ensuite pour mieux connaître mes coéquipiers. »
L’intégration réussie de l’Anglais se voit dans le jeu, où il fait un peu de tout (8,9 points, 3,1 rebonds, 2,6 passes) et est devenu l’un des leaders défensifs de Pascal Thibaud. Le style atypique de sa nouvelle équipe semble avoir séduit l’intéressé : « Ça marche bien ici car personne n’a un gros ego, personne ne va s’énerver s’il sort rapidement. On a un très bon groupe et je crois que ça se voit sur le parquet. On se passe le ballon, personne n’est égoïste. » Et surtout, tout le monde en profite.
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