|
Basket-ball. Coupe de France : battu par Chartres, Rennes part de loin avant le championnat... |
1
Malgré ce dunk de François Matip, l’Union Rennes Basket n’a jamais pu inquiéter Chartres en Coupe de France. © Jocelyne Régent
À seulement huit joueurs, les Rennais ont été étouffés d’entrée par Chartres en 64e de finale de la Coupe de France (51-69). Pas très rassurant à trois jours du déplacement à La Rochelle pour la reprise de la Nationale 1.
Au complet, l’Union Rennes Basket aurait déjà eu fort à faire pour sortir Chartres, l’un des favoris de l’autre groupe de Nationale 1. Mais à l’absence déjà prévue de Rémi Dibo (double fracture tibia-péroné) s’est ajoutée celle de Mohammad Diop, qui devrait rater l’ouverture du championnat vendredi à La Rochelle. À huit et sans deux membres du cinq majeur attendu par Pascal Thibaud, la mission relevait de l’impossible. Et il a suffi de cinq minutes pour le comprendre.
LIRE AUSSI. Coupe de France : contre Chartres, l’Union Rennes repart au combat
Deux accélérations fulgurantes de Chartres
Chartres n’a eu besoin que de deux accélérations pour plier l’affaire, à chaque fois en début de mi-temps. La première pour assommer d’entrée la rencontre (2-18, 5’), la deuxième avec un 13-0 au retour des vestiaires. C’est peu dire que Pascal Thibaud n’a que peu goûté à cette entame cauchemardesque : « Beaucoup de tirs étaient ouverts à trois points voire près du cercle. Quand on ne les convertit pas, ça use. Mais ce n’est pas excuse pour justifier ce déficit d’engagement au début du match. »
Pour preuve, le coach de l’URB a choisi de prendre ses deux temps-morts de la première mi-temps après seulement cinq minutes, une rareté, pour arrêter tant bien que mal l’hémorragie. Son équipe a pourtant proposé une défense tout-terrain par courtes séquences, une défense de zone également, mais n’a que rarement empêché Chartres de dérouler son basket. Tout juste a-t-elle pu exister quand son adversaire a relâché l’étreinte.
Au moins peut-elle se satisfaire d’un deuxième et d’un quatrième quart-temps à respectivement 12 et 9 points encaissés. Suffisant pour grignoter à chaque fois son retard, voire pour y croire dans une certaine mesure jusqu’à la pause (27-39), notamment après une claquette-dunk de Matip et un panier au buzzer de Pamba.
Mais Chartres a vite compris le danger et réagi par ce 13-0 avec un barrage de tirs extérieurs par Green et Ucles pour atteindre l’écart maximal du match (27-52, 23’). Le reste a ressemblé à une longue préparation en vue du championnat, sans enjeu mais pas sans animation puisque Chartres a fini avec deux fautes techniques. Une manière de se rappeler que les choses sérieuses commencent dès vendredi, alors que Pascal Thibaud aurait bien compté sur quelques jours supplémentaires.
« Ça laisse peu de temps, on va faire ce qu’on peut collectivement et individuellement pour travailler car c’est ce qui nous manque, du temps de travail » soupire le coach brétillien. Il va falloir être patient pour voir l’URB prétendre au niveau des meilleurs cette saison.
RENNES – CHARTRES : 51-69 (6-27, 21-12, 12-21, 12-9).
Arbitres : M. Pintiaux et Mlle Le Quilliec.
RENNES : Fontaine 4, Poncet-Leberre 7, Minfir 4, Mérie 7, Matip 6, puis Pamba 6, Lebrun 8, Sekou Conde 9. Ent. : Pascal Thibaud.
CHARTRES : Siegwarth 5, Bouloukouet 10, Green 14, Bernaoui 10, Clerence 12, puis Thalien 11, Doumbia, Bekoule Ekambi, Ucles 7, Kabongo. Ent. : Sébastien Lambert.