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Athlétisme. Catherine Thomas-Pesqueux : « Je suis tellement fière »... |
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Catherine Thomas-Pesqueux s’est battue 1 an et 17’40 pour s’offrir son record de France du 5 km M3 © Ouest-France
Catherine Thomas-Pesqueux (Inaya Athlétisme) s’est emparée du record de France du 5 km Master 3, le jeudi 1er mai en réalisant 17’40’’. Retour sur un exploit.
Catherine Thomas-Pesqueux, le premier mot que vous avez dit en commençant cet entretien, c’est « enfin ». Pourquoi ?
Car c’est vraiment une très longue quête que ce record de France. En partie car c’est une spécificité des records nationaux masters, il faut avoir l’âge indiqué dans la catégorie pour prétendre l’avoir. Autrement dit, la catégorie M3, c’est 50-54 ans mais on passe M3 l’année qui précède nos 50 ans. Et en plus, comme moi je suis de la fin décembre 1974, je suis passé M3 en septembre 2023 alors que je n’avais pas encore 49 ans. Donc quand j’avais couru 17’45 à Saint-Omer en octobre 2023 (championne de France M3), le record n’avait pas pu être homologué en raison de la règle évoquée. Il fallait donc attendre le 19 décembre 2024 pour pouvoir le battre.
Sauf qu’à cette date, vous étiez sur la table d’opération…
Exactement, c’était mon cadeau d’anniversaire (rire). Je me suis blessée bêtement au genou en faisant un run & bike avec des élèves (elle est professeure de sport) en mai dernier et j’ai été arrêté plusieurs mois. J’ai fait une première injection de PRP (Plasma riche en plaquette) en octobre qui n’a pas bien fonctionné et une seconde, donc, le 19 décembre. J’ai été arrêté de nouveau un gros mois et j’ai pu reprendre le fractionné court à la mi-février, toujours en ayant en tête ce record de France qui a été vraiment un objectif important dans ma tête pour m’accrocher et ne rien lâcher durant toute cette période de doutes. Car quand une blessure dure si longtemps, à 50 ans, il y a toujours cette incertitude de savoir si on pourra recouvrer l’intégralité de nos moyens.
Qu’avez-vous ressenti quand vous avez franchi la ligne d’arrivée à Montreuil-Juigné (49) ?
Une très grande fierté, vraiment. Une grande joie évidemment et une sorte d’accomplissement au regard de ma dernière année. C’est dans ces moments-là que l’on sait pourquoi on se fait mal toute l’année en séance ou en soins. Mais très vite, je me suis dit qu’il y avait peut-être moyen de baisser encore ce chrono car c’était ma première compétition depuis juillet. Le 7 juin au Plessis-Grammoire pourquoi pas. Et à plus long terme, il y a le record de France du 3 000 m indoor qui me fait de l’œil, mais il faut attendre l’hiver… et ne pas se blesser.