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Angers. Sept choses à savoir sur l'histoire du sport angevin... |
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Angers. Sept choses à savoir sur l'histoire du sport angevin
Les Archives départementales présentent une exposition sur le sport en Anjou jusqu'en septembre prochain.
L'exposition regorge d'anecdotes sur le sport angevin et sur les pratiques du sport en général.
1 Obligatoire
« Pour former des soldats patriotes robustes », le cours d'éducation physique est devenu une discipline scolaire obligatoire à partir de 1869. Les premières sociétés qualifiées de sportives en Anjou étaient celles qui préparaient au service militaire.
2 Le ballon attendit
Dans un premier temps, la pratique du sport s'est résumée principalement au tir et à la gymnastique. Les sports collectifs, tels le football-rugby (l'actuel rugby) ou le football-association (l'actuel football) ne furent importés que vers 1870 par des marins ou des négociants britanniques, des étudiants ou des professeurs revenus d'Angleterre. À Angers, il fallut attendre 1903 pour qu'ils soient pratiqués dans le cadre d'un club, le Racing Club Angevin.
3 Le vélo précoce
D'abord élitiste, le cyclisme fut présent dans tout le département après 1880. La construction de vélodromes à Cholet (1889) et à Saumur (1894) contribua à créer un véritable engouement populaire attirant les foules.
4 Mécènes
L'action de riches industriels a grandement favorisé la pratique populaire du sport. Ainsi Julien Bessonneau a-t-il créé en 1912 un club sportif devenu en 1931 le Club sportif Jean-Bouin. Quant aux banquiers Paul et Georges Fortin, ils ne furent autres que les créateurs, en 1919, du Sporting Club du Crédit de l'Ouest. Qui deviendra le SCO.
5 Au féminin
Il faut attendre 1921 pour voir émerger à Angers des associations sportives exclusivement féminines, comme Stella Sports. À Saumur, le maire Robert Amy milite activement pour l'accès des femmes aux sports et préside la Fédération féminine française de gymnastique avant la Seconde Guerre mondiale.
6 L'envol des belles années
En 1955, le département compte déjà 500 associations sportives. L'effectif des licenciés passe de 17 000 en 1954 à 86 000 en 1974, soit un accroissement de 400 % en vingt ans. En 1973, le Maine-et-Loire est le deuxième département national par la proportion de ses licenciés sportifs : 140 licenciés pour mille habitants.
7 Piscines
En 1969, dix-neuf enfants se noient dans la Loire lors d'une baignade collective. L'effort sur la natation est décuplé, on construit des piscines partout et en 1976, le Maine-et-Loire compte quatorze piscines couvertes, dont six à Angers.