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À Porto Rico, les habitants ont célébré le spectacle de Bad Bunny, vedette du Super Bowl

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photo  les fans réagissent au spectacle de bad bunny pendant la mi-temps lors d’une soirée super bowl à san juan, porto rico, le dimanche 8 février 2026.  ©  jaydee lee serrano / afp 1

Les fans réagissent au spectacle de Bad Bunny pendant la mi-temps lors d’une soirée Super Bowl à San Juan, Porto Rico, le dimanche 8 février 2026. © JAYDEE LEE SERRANO / AFP

Sur l’île de Porto Rico, le spectacle de la mi-temps du Super Bowl était très attendu, dimanche 8 février. Et pour cause, la vedette de l’événement était le chanteur Bad Bunny, Portoricain pure souche et fervent défenseur de la communauté latino. Sa performance a rendu fier tout un peuple, voire tout un continent.

À Vega Baja, une petite ville à quelques kilomètres de San Juan, la capitale de Porto Rico, Madeline Miranda, enseignante à la retraite, débordait d’enthousiasme après avoir vu son ancien élève, Bad Bunny, chanter lors du concert de la mi-temps au Super Bowl.

« J’ai dansé, j’ai crié, j’ai juré et j’ai tout donné », a déclaré la Portoricaine de 75 ans à l’Agence France-Presse (AFP), qui assistait à la prestation aux côtés d’une centaine d’habitants.

Le football américain n’y est guère populaire et peu des personnes présentes ont prêté attention au match, que les Seattle Seahawks ont remporté face aux New England Patriots. La seule attraction en ville, c’était l’enfant du pays, Bad Bunny.

Et ce, d’autant plus que l’artiste de reggaeton et de trap latine âgé de 31 ans, qui a grandi à Vega Baja et n’a jamais renié ses origines modestes, a chanté entièrement en espagnol, dans un spectacle suivi par 120 millions de personnes.

Lire aussi : PORTRAIT. Star de la mi-temps du Super Bowl, qui est Bad Bunny, cet artiste portoricain détesté des pro-Trump ?

Une fierté pour tous les Portoricains

« Que quelqu’un d’ici participe à l’un des événements les plus importants aux États-Unis est une source de fierté pour tous les Portoricains », assure Olvin Reyes, 39 ans, dans les rues de San Juan, saluant « quelque chose de vraiment exceptionnel ».

Beaucoup sont reconnaissants des 31 concerts que Bad Bunny a donnés dans la capitale entre juillet et septembre, générant 733 millions de dollars pour l’île de 3,2 millions d’habitants, selon le cabinet Gaither International.

« Il a attiré des gens des États-Unis et d’autres régions du monde, et il leur a fait déguster la cuisine créole traditionnelle portoricaine », se félicite Jay Vizcarrondo, 67 ans. « Il a fait connaître l’île à l’échelle internationale, et pas seulement grâce à sa musique. C’est ça, être patriote. »

« Moi aussi je peux y arriver »

Bad Bunny a célébré avec emphase ce territoire insulaire des Caraïbes rattaché aux États-Unis, mais qui ne jouit pas du statut d’État américain et dont les habitants ne votent pas aux élections nationales.

Depuis les paroles de ses chansons jusqu’à sa scénographie mettant en scène la canne à sucre et « La Casita » (petite maison) couleur saumon, les fans ont applaudi chaque référence.

Premier artiste principal du Super Bowl à chanter entièrement en espagnol, il est aussi devenu la semaine dernière le premier interprète à remporter le Grammy de l’Album de l’année pour une œuvre en langue espagnole.

Pour Pedro Meléndez Barrio, 14 ans, il constitue « une grande inspiration » pour Vega Baja. « S’il a accompli tout cela, moi aussi je peux y arriver. Ça me motive vraiment. »

Un show à dimension politique

Au-delà du caractère artistique, la performance de Benito Antonio Martinez Ocasio - le vrai nom de Bad Bunny - a pris une dimension politique.

Donald Trump et ses partisans avaient déploré le choix d’un chanteur connu pour sa dénonciation des arrestations et expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière, auxquelles se livrent les agences fédérales américaines.

Le président a qualifié le concert de « véritable gifle » pour le pays, alors même que Bad Bunny a évité de le mentionner, et même d’égratigner sa politique migratoire durant son spectacle.

« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a raillé le chef de l’État sur son réseau Truth Social, stigmatisant un spectacle « absolument lamentable, l’un des pires de tous les temps ! »

« C’est absurde, un affront à la grandeur de l’Amérique, et cela ne reflète en rien nos valeurs de réussite, de créativité et d’excellence », a insisté le milliardaire républicain, accablant une chorégraphie « répugnante ». Mais ces propos n’ont pas refroidi les Portoricains.

Un territoire « marginalisé et opprimé »

« Je me sens valorisé de voir une star de notre pays, si marginalisé et opprimé, dans un événement d’une telle ampleur, représentant notre culture, notre musique, mais aussi nos problèmes politiques », expliquait avant le spectacle Samy Nemir Olivares, un militant de 34 ans, à Santurce, l’un des quartiers les plus animés de San Juan.

« Nous ignorons la controverse car, qu’ils le veuillent ou non, nous faisons aussi partie des États-Unis. Et même si notre langue est l’espagnol, la plupart des Portoricains parlent anglais », relève de son côté Madeline Garcia, 31 ans, après le concert.

 
Ouest-France  

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