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La mairie ne cède pas à l'ultimatum et confirme son projet... |
Une promesse de 30 millions d'euros pour un nouveau stade, faite à Willy Bernard, le soir de la montée en Ligue 2 ? Michel Houdbine, adjoint chargé des sports, ne dément pas cette information. « Oui, c'est peut-être le cas, mais les choses ont beaucoup changé. La crise est passée par là, et on n'est plus du tout dans le même contexte qu'il y a trois ans. »
Par choix politique, la Ville d'Angers soutient mordicus qu'un stade reconstruit sur site est aujourd'hui la solution la plus raisonnable. On sait que par le passé, le maire avait dit à plusieurs reprises qu'il attendait que le Sco fasse ses preuves au niveau des résultats. Que l'âme de Jean-Bouin devait rester bien vivante. Et que, quand l'équipe serait consolidée, on verrait bien. Même si - et c'est le paradoxe - une étude municipale de 2007 pilotée par l'ancien adjoint aux sports, Jean-Luc Rotureau, avait conclu à la nécessité de construire un stade en périphérie !
Le projet municipal, c'est un stade qui, une fois reconstruit, aurait une capacité de 20 000 à 22 000 places. « La ligue professionnelle est venue sur place : elle soutient notre projet. Cela devrait prendre deux ou trois saisons, tout au plus. Il faut simplement que nous programmions tout cela dans le temps. Mais il n'est pas question, à l'heure où je vous parle, d'aller construire un stade en périphérie ! »
Même avec l'apport financier d'un investisseur privé ? « Oui, justement, on a vu ce que ça donnait... », glisse Michel Houdbine, faisant allusion au dépôt de bilan de Loft, ex-partenaire du Sco. Une rencontre est programmée entre Willy Bernard et le maire d'Angers. Quand ? « Pas dans l'immédiat, car le maire a un calendrier chargé. » Quant à l'ultimatum lancé par le président du Sco, cela n'influence pas le moins du monde l'adjoint aux sports. « Je laisse M. Bernard libre des propos qu'il tient... »
Arnaud WAJDZIK.
Ouest-France