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Football : Pour le Sco, c'est toujours en avant... doute... |
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Pour la première fois en 2012, le Sco n'a pas encaissé de but. Face à Laval, Grégory Malicki a retrouvé son meilleur niveau et réalisé des arrêts décisifs. © Blandine Lempérière
Ligue 2. Les Angevins ne savent plus gagner. Alors ils se sont contentés d'un point face aux Mayennais. Un point, c'est aussi leur marge sur la zone de relégation avant d'aller jouer, mardi, leur match en retard face à la lanterne rouge Amiens.
Il y a du boulot alors. Car Angers, dont le dernier succès remonte au 20 décembre (2-0 contre Metz) patine sérieusement depuis et balbutie en plus son football. Le bilan est famélique. 4 points pris sur 24 possibles, depuis le succès sur les Lorrains. Alors, de tous les côtés, du président au manager général, de l'entraîneur aux joueurs, tout ce petit monde essaie de positiver. Bien sûr, le Sco ne dérape pas. Bien sûr, l'équipe ne passe pas vraiment à côté de ses productions. Évidemment, les joueurs ne lâchent pas. Mais tout cela est bien beau. Car cette formation ne gagne pas. C'est clair et net et c'est bien là le plus important. Le reste, tout compte fait, n'est que du bla-bla.
Il est donc grand temps maintenant de relier les actes aux paroles. Même si certains comme Claudiu Keserü, qui est loin d'être un joueur inexpérimenté et qui a connu déjà des situations délicates, voit dans le nul contre Laval, des sources de progression. « Bien sûr, ce n'est encore qu'un point à domicile, mais nous avons été plus conquérants que ces derniers temps. Nous sommes sur le bon chemin. Il nous reste à retrouver la réussite qui nous fuit. Il faut forcer le destin, on est en train de le faire. On n'a pas de date, mais ça va venir. Ce n'est pas possible que cela continue ainsi. Rien ne sert de se mettre la tête à l'envers. Il faut positiver. »
Positiver, le mot est lâché. Re-lâché. Répété. Mâchouillé. Rabâché. Une communication qui tient plus de l'émotion que de la raison. Qui oublie aussi un fondement. Si le Sco ne gagne pas, c'est qu'il ne joue pas bien. Tout simplement. C'est qu'il a oublié, quelque part en automne, sa construction collective et ses enchaînements. Son élaboration technique, sa précision, sa cohésion. Son élan, sa cohérence dans les transitions et sa capacité à désarçonner. Du coup, tout le monde se raccroche aux branches qui dépassent d'une certaine évanescence.
Alors oui, Malicki devant les Mayennais a retrouvé son vrai niveau. C'est Moulin qui le souligne. Oui, son équipe n'a pas marqué mais elle n'a pas encaissé non plus. Une première en 2012. « On a manqué de justesse technique, ajoute encore l'entraîneur angevin, mais nous avons eu des opportunités. Nous avons attaqué la rencontre sans crispation pourtant. L'équipe a démarré en étant alerte et entreprenante. Mais la frappe de Do Marcolino sur le poteau (25') nous a complètement refroidis. » Cela dit marquer, en l'absence de Charbonnier, tient de la gageure. Car les autres éléments offensifs sont souvent lents, loin d'être inspirés, parfois diaphanes et peu mobiles. Ce qui explique aussi les arabesques parfois inutiles de Gomez, créateur - passeur en recherche d'appuis. Et au Sco, les produits de remplacement offensif n'existent guère, ce qui est bien un problème.
Et, de coup de froid en coup de chaud en passant par les coups du sort, de but manqué en remontée adverse, les Angevins, même si rien n'est définitif, se retrouvent au bord du ravin.
Jean-François CHARRIER.
Couturier bon pour Amiens. La commission de discipline n'ayant pas statué sur son cas, jeudi dernier (3 jaunes en moins de 10 matches), Malik Couturier devrait donc tenir sa place à Amiens mardi. Et il devrait être suspendu pour la venue de Guingamp, le 23 mars. Gaëtan Charbonnier, pour sa part, expulsé contre Monaco, a purgé son match automatique de suspension vendredi dernier. S'il n'écope pas d'une sanction plus lourde, lui aussi pourrait être présent en Picardie.
Ouest-France