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« Trous dangereux » sur le terrain, chute des licenciés... Ce club de foot de Maine-et-Loire lance un cri d’alarme... |
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Le bureau du Football-club Longuenée-en-Anjou (Maine-et-Loire) qui organisait ce samedi sa fête des familles à l’espace Longuenée apporte son soutien entier à ses coprésidents Cyril Gillet et Matthieu Maugeais (à droite au premier rang). © Ouest-France
Matthieu Maugeais, coprésident du Football-club Longuenée-en-Anjou (Maine-et-Loire), lance un appel au secours. « Pas de terrain synthétique dans ce mandat », avait annoncé en juin Claude Guérin, adjoint aux sports. En réaction, les joueurs du loisir signaient tous à Beaucouzé pour la nouvelle saison où les infrastructures sont meilleures. D’autres licenciés quittaient aussi le club.
Dans un contexte où le Football-club Longuenée-en-Anjou (Maine-et-Loire) fait face à des défis majeurs, Matthieu Maugeais, coprésident du club, a accepté de parler des difficultés d’occupation des terrains et de la baisse significative des effectifs. Entre engagement des éducateurs et appel à la mobilisation des collectivités, Matthieu reste déterminé à redonner au Football-club Longuenée-en-Anjou son dynamisme et son attractivité. Entretien avec Matthieu Maugeais, coprésident du Football-club Longuenée-en-Anjou
Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez en ce moment ?
Actuellement, nous rencontrons des difficultés d’occupation de nos terrains. Le site du Plessis-Macé, qui dispose de deux terrains en herbe, n’a bénéficié que d’un entretien réduit, ce qui fait qu’il n’est plus praticable. Malgré plusieurs relances auprès des élus, nous avons décidé de porter à la connaissance de tous les problèmes que nous rencontrons et de lancer un appel à la mobilisation de tous – bénévoles, parents, partenaires – pour nous soutenir dans cette période difficile.
En juin vous aviez alerté les élus sur la dégradation des terrains. Quelles actions ont été prises depuis ?
En septembre, des travaux ont été engagés, notamment sur le terrain stabilisé de La Meignanne, où une remise à niveau a été effectuée. Malheureusement, les résultats sont mitigés : lors du premier entraînement, le terrain s’est dérobé, créant des trous imposants et dangereux. Les conditions restent précaires, surtout en période de pluie, ce qui limite fortement notre capacité à accueillir les entraînements et les matchs dans de bonnes conditions.
Il y a une baisse de vos effectifs ?
En effet, notre club comptait près de 490 licenciés en 2022, et aujourd’hui, nous en avons environ 360, soit une baisse de 30 % en trois ans. Cette situation s’explique par plusieurs facteurs : les difficultés d’infrastructure, le manque de visibilité sur l’avenir du club, et une concurrence accrue avec d’autres structures sportives mieux équipées. Nous travaillons activement à redonner confiance aux familles et à renforcer notre attractivité, notamment en consolidant notre identité club.
Cette baisse d’effectifs impacte la performance de l’équipe ?
Les résultats sportifs en pâtissent. Moins d’entraînements, des terrains impraticables, des conditions difficiles, et des groupes parfois réduits… Tout cela a un impact sur la performance. Cependant, nos éducateurs et entraîneurs font preuve d’un engagement remarquable malgré ces conditions.
Quelles sont vos perspectives pour l’avenir du club ?
Nous restons optimistes, et il le faut. Le FC Longuenée-en-Anjou a une histoire, une identité forte et un potentiel humain incroyable. L’avenir passe par une mobilisation collective, un soutien renforcé des collectivités et une stratégie de développement durable. Nous voulons bâtir un projet solide, avec des infrastructures rénovées, une formation de qualité et une dynamique partenariale forte. Le club doit redevenir un lieu de vie, de sport et de passion.
Le maire, Jean-Pierre Hébé apporte sa réponse
Interrogé à la suite des réclamations du football-club de Longuenée-en-Anjou sur l’état des équipements sportifs et les relations avec la municipalité, le maire, Jean-Pierre Hébé, a tenu à détailler les actions réalisées ces derniers mois.
« Nous avons réalisé au stade de La Membrolle-sur-Longuenée le relampage des équipements, l’acquisition d’un système d’arrosage, la remise en état de la main courante, la mise en conformité de l’accessibilité et la préparation d’une plateforme pour l’accueil futur de robot de tonte. Au Plessis-Macé, la commune a effectué le relampage des vestiaires et l’acquisition d’un système d’éclairage portatif. Au stade de La Meignanne, nous avons poursuivi le travail d’entretien du terrain en herbe, créé un bureau pour les activités administratives du club, fait le relampage des vestiaires et la remise en état du terrain stabilisé. Celle-ci a été ratée par le prestataire qui doit reprendre le chantier. Comme le club utilise aussi un certain nombre de salles de sport, nous avons rénové les sols et ils peuvent aussi en bénéficier.
Il faut que chacun sache prendre ses responsabilités
J’ai des difficultés à entendre que les relations sont rompues entre nous. Je peux par exemple citer les présentations faites au club des options d’entretien des terrains. Même si cela ne répond forcément pas toujours aux attentes des dirigeants du club.
Je regrette le report du tournoi du début octobre. Ce report n’est pas uniquement imputable, comme j’ai pu le lire par ailleurs, à la commune. Il faut que chacun sache prendre ses responsabilités. Il faut maintenant que nous prenions tous en considération les nouvelles conditions climatiques qui perturbent fortement l’état des terrains et modifient les modes de travail des équipes municipales. Je peux vous garantir que nos techniciens et agents font leur maximum pour le fonctionnement de l’ensemble de nos structures.
En ce qui concerne le terrain synthétique il s’agit d’une demande du club effectuée sans concertation avec la commune. L’équipe municipale actuelle n’avait pas prévu dans son programme la construction d’un terrain de ce type. Le financement lourd d’un équipement de ce type n’avait donc pas été inscrit dans notre plan pluriannuel d’investissement. Les équipes municipales futures pourront prendre les mesures qu’elles jugeront utiles sur ce sujet ».