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« Pas le moment de lâcher » : Fougères Basket reçoit Rennes vendredi soir dans un derby à enjeux... |
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Laurent Coudray, président du Pays de Fougères Basket. © Ouest-France
Le Pays de Fougères Basket reçoit Rennes, ce vendredi 24 octobre 2025, à 20 h 30, à Justy Specker. Laurent Coudray, président du club, analyse la situation de son équipe à quelques heures du derby. Entretien.
Après un début de championnat réussi, les Blues Brothers marquent le pas depuis deux ou trois sorties. À quelques heures du derby face à l’Union Rennes Basket, le président du Pays de Fougères Basket (PFB), Laurent Coudray, contextualise et dédramatise la situation.
Que répondez-vous aux inquiétudes apparues sur les réseaux sociaux à la suite des deux revers subis à Angers (103-75), puis mardi soir à Lorient (97-63) ?
Ce sont deux défaites complètement différentes. Autant à Angers, les joueurs sont passés au travers, autant à Lorient on n’a strictement rien à leur reprocher. L’adresse était absente, mais l’envie bien présente. Si nous pouvons faire des coups, nous devons tous être conscients que nous ne jouons pas dans la même cour que certaines armadas, structurées pour jouer à l’étage supérieur, comme l’est par exemple Lorient. Face à un budget deux fois et demie le nôtre et une masse salariale trois fois supérieure, nous ne pouvons pas rivaliser.
Ce n’est donc pas l’heure de tirer la sonnette d’alarme ?
Gardons à l’esprit que notre jeune histoire s’est construite autour de valeurs fortes : humilité, courage, travail et solidarité. Le PFB réalise un début de saison positif et conforme à ce que nous pouvons attendre de lui cette année. Même si on attaque les gros morceaux, on présente après sept journées un bilan encore positif (4-3). Je commence à lire çà et là des motifs d’inquiétude. N’oublions pas d’où l’on vient. Nous sommes jeunes dans la division. Dans un contexte de restrictions budgétaires, avec l’une des plus petites masses salariales de la division et un effectif restreint, alors que la Nationale 1 est de plus en plus dense et concurrentielle, chaque rencontre sera une véritable bataille. Joueurs et staff se battent sans compter et avec leurs armes, pour défendre et porter haut nos couleurs.
Qu’attendez-vous justement ce vendredi soir ?
L’union ! Ce n’est pas le moment de lâcher. Le PFB est une grande famille et nous avons besoin de la mobilisation et du soutien de tous. Nous aurons face à nous une équipe qui est un peu dans la même situation et qui va lutter pour rester dans les sept premières places à l’issue de la première phase. Ce sont sur ces matchs-là que nous ne devons pas nous louper. Nous avons montré à quel point Justy Specker est une place forte et le public fougerais exceptionnel. C’est aussi ce petit soupçon d’âme supplémentaire, indescriptible et magique, qui nous a souvent permis de réaliser de belles choses et d’être là où nous sommes aujourd’hui. Plus que jamais, je donne rendez-vous au public pour jouer ce rôle de 6e homme dans ce derby.
Vendredi 24 octobre, à 20 h 30, au complexe sportif Justy Specker.