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« On pensait avoir tout vu… » : la presse anglaise enrage après la victoire sur le fil du XV de France au 6 Nations... |
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La désillusion des Anglais, battus sur le fil par les Bleus, samedi 14 mars 2026, au Stade de France. © Photo : Franck Fife/AFP
Faute de Grand chelem, le XV de France a conservé son titre en s’imposant (48-46) face à l’Angleterre, samedi 14 mars 2026, au Stade de France, sur une pénalité à la dernière seconde de Thomas Ramos, remportant un deuxième Tournoi des six nations d’affilée. Un scénario qui a forcément frustré la presse anglaise, qui y voit cependant des motifs d’espoirs pour les années à venir après la prestation du XV de la Rose.
Le scénario parfait pour les Bleus. D’une cruauté sans nom pour les Anglais… et les Irlandais ! Alors que le XV de France et l’Angleterre se livraient une bataille épique, Thomas Ramos a offert, samedi 14 mars, le Tournoi ?des 6 Nations 2026 aux Français en réussissant la pénalité de la gagne à la dernière seconde pour battre l’Angleterre (48-46). Grâce à sa victoire bonifiée face au XV de la Rose, la France termine l’édition 2026 ?avec ?21 points et conserve leur titre pour la première fois depuis 2007.
« Une défaite crève-cœur »
Une issue qui a forcément fait rager du côté de l’Angleterre, qui termine cinquième du Tournoi après des prestations peu glorieuses avant celle face aux Bleus. « C’était déchirant, pour l’Angleterre comme pour l’Irlande », écrit The Telegraph , ce dimanche 15 mars, pour introduire son compte rendu de la rencontre. « Un dernier coup de pied haletant qui brise les cœurs des Irlandais et des Anglais », dit aussi The Sun .
Du côté de Sky Sport , on évoque « une défaite crève-cœur », mais « c’était sans conteste la meilleure prestation anglaise du tournoi, à mille lieues de la prestation insipide contre l’Italie ».
Malgré cette fin cruelle, les Anglais restent « fiers » de la prestation de leurs joueurs, qui offre de l’espoir pour les années à venir. « Le bilan est sans appel : une défaite amère, certes, mais une prestation riche en points positifs, exécutée avec une assurance qui devrait lui montrer la voie à suivre si ce match marque un tournant dans son mandat. Quelques moments de naïveté aussi, de nombreuses erreurs et une frustration lancinante qui nous pousse à nous demander pourquoi notre équipe ne joue pas toujours ainsi. », écrit The Guardian . « La France décroche le titre dans un match d’anthologie, mais l’Angleterre retrouve la fierté », titre The Times .
« Les supporters de l’équipe de Steve Borthwick – et les entraîneurs eux-mêmes – devraient analyser cette défaite crève-cœur, concédée à la dernière minute, comme le professeur déçu qui obtient enfin un bon résultat d’un élève en difficulté. « Tu vois, tu peux avoir 75 % ! » Il serait inadmissible que l’Angleterre régresse », écrit carrément un journaliste du Télégraph.
« Où était donc passée cette Angleterre ? »
Le media The Independent , lui, met l’accent sur cet « affrontement épique » et parle d’un « dénouement ahurissant et hallucinant ». « Alors qu’on pensait avoir tout vu, qu’on croyait avoir atteint le summum du spectacle, qu’un semblant de calme était revenu, la France et l’Angleterre nous ont offert un match qui a mis nos sens à rude épreuve. Où était donc passée cette Angleterre ? Si l’idée que la France ait marqué 40 points une semaine auparavant et perdu paraissait déjà irréelle, il était encore plus improbable qu’elle doive en marquer huit de plus ici pour conserver son titre du Tournoi des Six Nations », commente le journal britannique.
Le sélectionneur anglais Steve Borthwick, lui, s’est dit à la fois « fier » et « déçu » pour ses joueurs en clôture d’un Tournoi raté qui remet en question son poste. Interrogé à plusieurs reprises sur son avenir à la tête de la sélection anglaise, poste qu’il occupe depuis 2023, il a assuré se sentir comme l’homme de la situation. « Nous avons dû faire face à plusieurs défis, nous avons bien géré certains d’entre eux, mais nous devons encore nous améliorer considérablement pour d’autres. Je suis convaincu que cette expérience, cette peine que tout le monde ressent actuellement, servira à rendre l’équipe plus forte à l’avenir. C’est la vision que nous partageons », a assuré Borthwick.