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« Mon corps m’a lâché… » : Pierre Mignoni sort du silence après son absence avec le Toulon... |
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Pierre Mignoni lors d’un rencontre du RCT face à La Rochelle. © XAVIER LEOTY / AFP
Dans un entretien accordé à plusieurs médias, dont l’AFP, Pierre Mignoni, le manager du RC Toulon, est revenu sur son absence de près d’un mois et sa mise en retrait après la défaite à domicile du RCT face à Clermont, le 14 février dernier. Celui qui a fait son retour à la tête du collectif 7e de Top 14 évoque une « décompensation ».
Pierre Mignoni revient de loin. Le manager du RC Toulon s’est confié à plusieurs médias, dont l’AFP, alors qu’il s’est mis en retrait du club depuis l’échec de ses joueurs face à Clermont, le 14 février dernier (14-34). Ce n’est pas la défaite qui m’a mis dans cet été, ça a été la goutte d’eau et mon corps m’a lâché »,
commence-t-il. Après une consultation avec Pierre Dantin, consultant haute performance du RCT, il comprend qu’il doit se soigner
et se mettre en pause
.
Je suis quelqu’un qui ne dort pas énormément, environ cinq ou six heures par nuit, mais là, j’ai dormi cinq jours d’affilée. Il m’a fallu une semaine pour remarcher, faire le tour de mon jardin »,
poursuit l’ancien entraîneur de Lyon qui révèle avoir eu une décompensation
.
« Je ne suis pas Superman »
Quitter son poste, Pierre Mignoni y a pensé. Mais Bernard Lemaître
(président de Toulon) m’a tout de suite dit qu’il était impensable pour lui que je parte après tout le travail réalisé. Il souhaitait que je prenne du repos, même trois mois s’il le fallait. Accepter que son coach prenne une pause, c’est très rare, donc je le remercie.
Si le manager du RC Toulon, qui s’apprête à reprendre du service, annonce aller bien mieux
aujourd’hui, il a déjà revu sa manière de travailler pour ne pas rechuter. Je dois faire mieux avec mon staff, leur laisser plus de place. Des choses vont également changer dans le fonctionnement du club, cette saison et la prochaine.
Car il l’admet, je ne suis pas Superman, même si je ne le pensais pas. Il y a six mois j’avais dit que si je devais mourir au bord du terrain, je n’en avais rien à faire. Je pensais que ça ne pouvait jamais arriver. Maintenant je sais que si »,
conclut-il.