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« Des nuages qui s’accumulent » sur la filière des courses au Lion-d’Angers... |
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André Martin s’inquiète de la baisse de la contribution PMU. © CO
Le président de l’association des courses du Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), André Martin, ne cache pasles difficultés qui frappent la filière hippique et propose des mesures.
Samedi, l’association des courses a tenu son assemblée générale. Ce fut l’occasion pour son président André Martin de dresser le bilan de la saison passée et de soulever les problèmes de la crise pour la filière hippique.
Quels auront été les points forts de 2025 ?
André Martin : « La saison aura confirmé notre capacité à capter un public toujours plus nombreux. 38 400 spectateurs sur notre hippodrome ! Nous avons proposé 12 réunions dont notre journée phare du jeudi de l’Ascension avec 18 000 personnes. Cette réussite est due à nos efforts de communication, d’animation et notre capacité à renouveler notre offre. Faire venir et fidéliser un nouveau public doit demeurer au cœur de notre stratégie. En plus des courses, notre hippodrome a accueilli des journées liées au cheval : salon des étalons, show AQPS, compétitions de poneys entre autres. »
Quels sont les soucis à venir ?
« La filière courses est en difficulté. Nous ne pouvons occulter les nuages qui s’accumulent. La contribution du PMU à la filière est tombée à 800 millions (contre 850 espérés). Pour 2026, les prévisions oscillent entre 720 et moins de 700 millions d’euros. Nous ne pouvons pas compter sur un miracle de l’État. Nous allons donc réduire notre nombre de réunions à 11 journées (suppression du lundi de Pâques). Par ricochet, nous allons réduire notre budget de fonctionnement et nous ne pouvons prévoir de gros investissements. Nous devrons ouvrir notre site à de nouveaux projets. »
Développer la billetterie en ligne
Comment comptez-vous y parvenir ?
« Nous souhaitons nous appuyer sur le développement de la billetterie en ligne. Nous allons repenser notre offre de restauration, renouveler nos animations lors de nos Estivales dédiées uniquement à des courses plates et proposer deux journées dédiées spécifiquement à l’obstacle. Pour les jeunes, nous aurons une journée courses de poneys et une autre consacrée au meilleur apprenti de France qui nous permettra de revoir des sulkys sur nos pistes. »
Comment envisagez-vous l’avenir ?
« Nous avons un site exceptionnel, une expertise reconnue et surtout une communauté de bénévoles et de partenaires sur qui nous appuyer. La crise nous oblige à être plus inventifs, plus unis et plus audacieux. On ne peut passer sous silence les rencontres que nous avons eues avec les porteurs du projet de casino. Le groupe Cogit retenu pour le casino va élire domicile sur l’hippodrome et sera, à l’avenir, un partenaire non négligeable. »