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« Ça fait le tri entre les garçons et les hommes » : deuxième acte des playoffs pour les Ducs d’Angers face à Nice... |
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Kale Kerbashian. © SEBASTIEN AUBINAUD
À 35 ans, Kale Kerbashian est toujours enthousiaste à l’approche des playoffs. À peine revenu du Canada pour assister à la naissance de son premier enfant, il explique pourquoi c’est un moment à part pour les hockeyeurs, alors que les Ducs d’Angers affrontent Nice ce samedi 14 mars (18 h 30) pour le match 2 des quarts de finale.
On dit que les playoffs sont plus physiques, plus intenses. Avec votre expérience, comment les approche-t-on ?
Les playoffs, c’est waouh ! Tu ne penses plus à rien. C’est juste « let’s go ! » (allons-y !) Et c’est souvent là que tu joues le mieux. Tout est plus important. La moindre petite erreur se paye. Et ça devient plus physique. Quand tu affrontes une équipe plusieurs fois de suite, les chocs s’accumulent avec les mêmes joueurs. Peut-être qu’à la première manche, ça passe, mais à la quatrième ou cinquième fois, ça devient difficile d’encaisser les coups. Certains ne peuvent pas aller jusqu’au jeu 7, parce qu’ils sont blessés. C’est vrai de dire que les séries, ça fait le tri entre les garçons et les hommes. Le hockey est un sport fou. C’est le seul sport au monde où tu joues avec des patins. C’est si rapide. Et il y a des balustrades. Au football, tu peux éviter l’impact, mais pas au hockey… Le plus dur, c’est quand tu vas charger quelqu’un et qu’il t’évite. Ce n’est pas bon pour la santé, vraiment !
Pourquoi est-ce si différent de la saison régulière ?
Je ne sais pas, mais en tout cas, ça a toujours été mon moment préféré de l’année. C’est génial. J’ai eu pas mal de réussite en playoffs pendant ma carrière. Je les ai gagnés deux fois au Texas (Avec les Allen American, en ECHL). C’est l’un de mes meilleurs souvenirs. Je suis allé aussi deux fois en finale en Slovaquie (meilleur passeur des playoffs avec HK Spisska Nova Vess).
« La mentalité est cruciale »
La Magnus est le dernier de vos trois objectifs, après avoir échoué en Coupe de France et en Coupe d’Europe (6e de la Continentale Cup).
Oui, à Nottingham, ça a été une grande déception. J’ai l’impression que nous étions meilleurs que les équipes qui nous ont battus. Je pensais que nous pouvions gagner ce tournoi. Donc c’est frustrant. Mais j’espère que nous aurons le troisième objectif. Le plus important je pense.
Que faut-il pour gagner ?
La mentalité est cruciale. Le rôle du gardien sera décisif. Tu as besoin qu’il soit en feu. C’est comme un quarterback en football américain ou un lanceur au baseball. S’il ne se blesse pas et que les unités spéciales sont bonnes, tu as de bonnes chances.
Match 1. La première manche du quart de finale entre les Ducs et Nice s’est déroulée hier soir à l’Iceparc. Compte rendu et résultat à retrouver sur www.ouest-france.fr/sport