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Basket. Le 3x3, un format qui se démocratise à l’Union Rennes aussi... |
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Le basket 3x3 se développe et notamment à l’Union Rennes Basket depuis janvier. © Arnaud Masson / FFBB
Basket 3x3. Cette discipline en pleine expansion l’est aussi à l’URB qui a lancé sa section en janvier. Les équipes rennaises viennent de disputer leur premier tournoi et visent l’Open de France.
Ce sera l’une des nouveautés des Jeux olympiques à Tokyo cet été, le basket 3x3 a aussi gagné son ticket pour les olympiades à Paris en 2024 et Los Angeles, quatre ans plus tard. Il est issu du basket de rue, comme peut l’être le beach-volley ou les fives en football. Cette discipline se développe depuis que la FIBA l’a formalisé en 2012 en organisant la première Coupe du Monde à Athènes.
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Une démocratisation qui s’est aussi étendue jusqu’à Rennes depuis le mois de janvier où Clément Payen s’est chargé de lancer la section à l’Union Rennes Basket. « On a présenté le projet à l’URB avec Jochen Ravach et ça a matché. On voulait le faire sur Rennes, donc ça coulait de source de le proposer au club professionnel de la ville et on connaissait un peu les dirigeants », raconte Clément Payen, entraîneur adjoint de l’équipe d’Ifs (Calvados) en NF1 l’année dernière et qui vient de passer le diplôme d’assistant vidéo en 3x3.
Des professionnels du 5x5 qui jouent l’été en 3x3
Même si en France, cette discipline tarde encore à s’émanciper, la Fédération organise des tournois l’été, lorsque les saisons de championnats classiques sont terminées. Cela permet d’attirer les basketteurs et basketteuses du basket classique, à cinq contre cinq. « Des pays ont des équipes professionnelles de 3x3 avec des joueurs spécialisés uniquement dans cette discipline mais en France ce n’est pas encore le cas », remarque le responsable du satellite 3x3 à l’URB.
Au final, les basketteurs professionnels se prêtent au jeu. Cela permet de préserver son état de forme physique pendant l’été dans un format différent. « J’adore l’ambiance, il y a moins de stress par rapport à la saison. Puis, ce que j’aime dans le jeu, c’est qu’il y a beaucoup de prises de responsabilités. On ne peut pas trop se cacher et on joue sans se poser de questions », explique Arzhelenn Chavoutier, elle-même joueuse au poste de meneuse en N1F à Colomiers (Haute-Garonne) mais originaire de Rennes.
Objectif World Tour
Elle a commencé à s’entraîner tous les vendredis soir avec l’URB depuis l’arrêt du confinement et le week-end du 19 et 20 juin elle et ses coéquipières ont été finalistes de leur premier OpenPlus au Pouliguen (Loire-Atlantique). Un tournoi rassemblant douze équipes réparties dans quatre poules de trois où les deux premiers sont qualifiés pour les phases finales. Le but étant d’aller le plus loin possible pour gagner des points et ainsi tenter de se qualifier à l’Open de France, programmé à la mi-juillet à Lille.
L’objectif de l’URB à moyen terme étant d’atteindre le World Tour, circuit mondial. « C’est calqué sur le modèle du tennis, avec des Grand Chelem, des challengers et différents tournois dans les pays. C’est pyramidal », remarque Clément Payen. Pour cela, le club rennais a créé quatre équipes, une masculine et féminine en senior et la même chose en catégorie U18.
Pour performer dans la discipline, le profil type de joueurs est « polyvalent, adroit à trois points, dur physiquement car il faut savoir défendre à tous les postes et surtout avec un bon cardio car c’est très intense. » Le prochain rendez-vous pour eux se déroulera ce week-end à Beauvais, avec l’Open de France dans la ligne de mire.