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Pourquoi le responsable du département jazz au conservatoire d’Angers interpelle-t-il les candidats aux municipales ?... |
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Pierrick Menuau dirige le département jazz du conservatoire à rayonnement régional d’Angers depuis 2007. © Ouest-France
C’est un paradoxe : le département jazz du conservatoire d’Angers (Maine-et-Loire) forme des musiciens – dont certains deviennent professionnels. Mais ils quittent la ville, faute de scène locale. Pierrick Menuau monte au créneau.
Sauf de très rares exceptions, les musiciens que nous formons dans le département jazz du conservatoire d’Angers ne restent pas et ne reviennent jamais
. Le constat, amer, est dressé par Pierrick Menuau, qui dirige le département en question depuis 2007.
Ce saxophoniste, qui baigne dans le jazz depuis 35 ans, a été formé à New York (Etats-Unis) et à Paris, avant de s’installer à Angers (Maine-et-Loire) et de multiplier les initiatives en faveur de sa musique favorite. Il a ainsi donné vie à l’association Jazz pour tous et au festival Bouche à oreille, à Bouchemaine – ensuite transféré à Sainte-Gemmes-sur-Loire. Deux organisations auxquelles il n’est plus associé.
Une place dans la future Smac
Aujourd’hui, il regrette que le jazz contemporain n’ait pas de visibilité à Angers. Aussi a-t-il écrit aux candidats aux municipales d’Angers pour faire entendre sa voix. Il y a une scène de jazz actuel qui rayonne à Nantes, Tours ou Le Mans, mais pas à Angers, alors que nous disposons d’un incroyable vivier. Parmi tous les élèves passés par le conservatoire, plus de 50 ont obtenu un diplôme d’études musicales (une passerelle vers les formations supérieures). La plupart de ces diplômés sont aujourd’hui professionnels.
Ce que demande Pierrick Menuau, c’est que le jazz contemporain ait toute sa place dans la programmation de la future salle qui remplacera le Chabada. Car, comme son nom l’indique, cette scène de musiques actuelles (Smac) peut accueillir toutes les esthétiques musicales.
« Un club accueillant »
Non seulement Angers a un vivier de jeunes jazzmen, mais aussi un public de connaisseurs. Pierrick Menuau rêve de réunir les deux, en offrant une exposition aux élèves du conservatoire d’Angers et, plus généralement, aux jeunes professionnels.
En s’appuyant sur son expertise, accumulée au fil des ans, et les moyens techniques du conservatoire. La future Smac pourrait devenir ce club accueillant
dont il rêve, dans l’intérêt général du jazz
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