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Maine-et-Loire. Le regard d'un éditeur angevin sur la rentrée littéraire... |
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Gérard Cherbonnier a racheté l’imprimerie La Bottelerie. Tous les livres du Petit Pavé naissent dans ses presses. © Photo Le Courrier de l'Ouest - Eva PERREAUX
Éditeur indépendant, Gérard Cherbonnier s’est affranchi des obligations de la rentrée littéraire. Il porte un regard distancié sur la course à laquelle se soumet l'industrie du livre.
Les éditions Le Petit Pavé existent depuis 22 ans. La maison créée par Gérard Charbonnier et son épouse se définit comme un éditeur généraliste indépendant. Elle regarde de loin l’effervescence de la rentrée littéraire. Extrait de l'interview à retrouver dans Le Courrier de l'Ouest de ce samedi.
Que pensez-vous de cette nouvelle rentrée littéraire ?
Gérard Cherbonnier : « Cette année, on annonce 567 romans. Je connais peu de critiques ou de libraires qui sont capables de tout lire ! On sait déjà que beaucoup ne seront même pas vendus à 500 exemplaires. Pour prendre un exemple, il y a eu 81 363 livres recensés en 2017 dont seulement 23 % venaient des professionnels de l’édition. C’est beaucoup trop. »
Est-ce que vous participez à cette rentrée ?
« Cette année, nous sortons seulement deux livres à cette période. « Au Bonheur des pubs », qui est un essai, et un ouvrage historique sur un drame dans le Nord : « La Fusillade de Fourmies ». Un troisième ouvrage sur les châteaux du Maine-et-Loire a commencé à être diffusé par souscription en juillet et sera en librairie bientôt.
C’est assez éloigné de la rentrée littéraire qui est uniquement consacrée à la fiction. D’ailleurs elle concerne majoritairement l’industrie du livre, c’est-à-dire cinq grands groupes, et les librairies de 1er niveau, celles des grandes villes. »
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