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Les premières esquisses sont sorties : en Maine-et-Loire, cette commune s’offre un ensemble cinéma et halles tout neuf... |
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L’esquisse de la réhabilitation du cinéma qui a été choisie lors du dernier conseil municipal, avec notamment l’agrandissement en surplomb côté nord. © Linéaire A
Après une consultation citoyenne élargie, et les premières études de maîtrise d’œuvre, la phase esquisse pour la réhabilitation du cinéma-halles marchandes de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire) est validée. Un scénario a été retenu par le conseil municipal sur les trois choix proposés.
Au conseil municipal de Chalonnes (Maine-et-Loire) de novembre, Betty Limousin, adjointe à la culture, a rappelé le projet de réhabilitation du cinéma-halles marchandes. Ce dernier est un axe majeur de la politique de revitalisation du centre-ville.
Après les rencontres avec les commerçants et les bénévoles du cinéma, la municipalité avait lancé une consultation citoyenne ouverte à tous les Chalonnais en avril 2025. L’objectif était de travailler sur les évolutions culturelles dans les prochaines années et d’imaginer la culture chalonnaise de demain. L’urgence est sur la salle de cinéma qui est trop vétuste. La municipalité est prévenue. Lors de la prochaine commission de sécurité, le droit d’occupation des locaux ne sera plus renouvelé. Le rideau se fermera sur cette scène.
Nombreuses études
C’est dans ce contexte que le bâtiment du cinéma a fait l’objet de nombreuses études et réflexions au titre du plan guide, après avoir abandonné l’idée de construire cet équipement hors du centre-ville. Ce projet vise à créer deux salles de cinéma et faciliter les transactions au sein des halles marchandes.
Jacques Sarradin, conseiller municipal, a rappelé l’importance des études lors de l’élaboration du Plan guide qui ont, elles-mêmes, conduit la réflexion des élus. À savoir : l’étude de la CCI qui recomposait l’offre commerciale des Halles ; l’étude de marché Hexacom validant la faisabilité économique de deux salles de cinéma si le nombre de sièges créés est de minimum 250 places ; l’étude de faisabilité structurelle du cabinet Crespy-Aumont des deux salles de cinéma à l’étage ; et, enfin, l’étude d’Egis conseil validant la jauge estimative pour les deux futures salles de 150 et 60 places, et garantissant le linéaire commercial des commerçants des halles après les travaux.
À la recherche d’espaces scéniques
À ce jour, l’agence Linéaire A, retenue pour la maîtrise d’œuvre de la réhabilitation du cinéma, a présenté la phase « esquisse ». Le conseil municipal a choisi, entre les trois propositions, l’option qui a la plus grande surface de déambulation (30m²). Elle intègre surtout une extension en surplomb sur le pignon arrière sans emprise sur le trottoir.
La pollution du terrain du futur EPC (espace public culturel) retarde l’arrivée d’une nouvelle scène. « Nous avons étudié toutes les possibilités pour retrouver rapidement une scène, détaille la maire Marie-Madeleine Monnier. Jusqu’à louer potentiellement un grand chapiteau. » Avec des solutions précaires, des sacrifices sont à attendre durant quelques années.