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ENTRETIEN. « Je voulais remarcher »: à 76 ans, il a fait un périple sur les chemins de Compostelle... |
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Alain Marc Lequien au départ du Mont-Saint-Michel, en direction de Saint-Jean-d’Angély. © Document remis
Habitant de Trélazé, près d’Angers (Maine-e t-Loire), Alain Marc Lequien, 76 ans, est parti l’été dernier sur la voie des Plantagenêts, du Mont-Saint-Michel jusqu’à Aulnay-de-Saintonge. Il raconte son périple dans un 36e ouvrage.
L’été dernier, l’écrivain Alain Marc Lequien a parcouru la voie des Plantagenêts. Il a fait un récit de son périple. Rencontre.
Quel est le parcours de cette voie ?
Alain Marc Lequien : « La voie des Plantagenêts part du Mont-Saint-Michel (Normandie) jusqu’à Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime). Elle traverse Vitré, Fougères, Pouancé, Le Lion-d’Angers, Angers, Les Ponts-de-Cé, Doué-la-Fontaine, Le Puy-Notre-Dame, Parthenay, Niort… pour arriver au bout. C’est un itinéraire de 580 km en 21 jours. J’ai choisi de terminer à Saint-Jean-d’Angély afin de revenir sur les terres trélazéennes en train. »
Comment s’est passé votre périple ?
« J’ai beaucoup souffert de la canicule l’été dernier. Ayant été victime d’un accident cardiaque il y a quelque temps, j’ai été très prudent : je n’avais pas envie d’être rapatrié. Mais j’éprouvais l’envie de remarcher, de tester mes capacités, et de parler des richesses à découvrir tout au long de l’itinéraire. La voie des Plantagenêts n’a pas été choisie au hasard : elle passe par Angers et, en cas de souci de santé, j’aurais pu être pris en charge rapidement. »
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Vous êtes membre d’une association de marcheurs ?
« Oui, je fais partie de l’association des marcheurs de Compostelle en Anjou, qui compte environ trois cents adhérents. Je me suis aperçu que peu de personnes parlent de cette voie, en réalité peu fréquentée. Je pensais rencontrer plus de monde, mais au final, je n’ai croisé qu’un seul marcheur. J’aurais aimé davantage de rencontres, mais je me suis concentré sur les richesses culturelles. »
Repartirez-vous pour un autre périple ?
« Oui, je repartirai l’an prochain, mais seulement par séquences d’une semaine. C’est une manière de préserver ma santé et de cesser d’inquiéter mon épouse. »
Vous êtes aussi un passionné d’écriture ?
« Je suis rendu à mon 36e livre. J’écris sur les différents chemins que j’ai emprunté, sur mon histoire, sur l’Histoire, et sur des sujets variés. À 76 ans, je ne suis pas encore prêt à rester tout le temps au sein de la résidence seniors où je demeure en compagnie de mon épouse Pauline. »