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Art et émotion : Urban pop et Body art illuminent cette galerie près d’Angers... |
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Sajo (à gauche) et Leïla Nabati posent, ici, au milieu de leurs œuvres qui explosent de couleurs vives, à la galerie Aubance aux Garennes-sur-Loire (Maine-et-Loire), lors du vernissage de l’exposition qui s’est tenue le jeudi 20 novembre 2025. © Ouest-France
Avec des parcours bien différents, Sajo et Leïla Nabati ont découvert leur complémentarité artistique qu’elles partagent avec les visiteurs jusqu’au dimanche 4 janvier 2026 à la galerie Aubance de Loire & Sens aux Garennes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
L’exposition installée jusqu’au 4 janvier 2026 à la galerie Aubance de Loire & Sens aux Garennes-sur-Loire (Maine-et-Loire) révèle un art contemporain riche en couleurs et en créativité. Le domaine hôtelier, organisateur d’événements culturels, accueille l’Urban pop de Sajo et le Body art de Leïla Nabati. Depuis leur rencontre, il y a trois ans, les deux artistes, aux parcours si différents, ont découvert leur complémentarité dans leur expression artistique, l’une pour décrire le fourmillement de la ville tel un graffeur, l’autre en habillant d’une âme bienveillante, ses mannequins colorés.
Ce sont des créations uniques
Née à Angers dans une famille ouverte aux arts, Leïla Nabati revendique ses origines marocaines lorsqu’elle se lance dans le prêt-à-porter de luxe. Elle raconte : Il y a 14 ans, à un tournant de ma vie, j’ai habillé un mannequin de façon artistique stocké dans mon grenier afin d’exprimer mes sentiments les plus profonds.
Un exutoire ! Son entourage est réceptif. Installée à Nantes, elle réalise principalement pour les particuliers l’habillage artistique de bustes ou de corps de mannequins.
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Elle poursuit : Je crée l’œuvre en un mois à partir d’une photo de la pièce où sera installé mon mannequin. Je propose la couleur de base et j’informe mon client à chaque étape pour validation. Ce sont des créations uniques en matériaux divers, comme la cire de soja ou aux joints de silicone.

Sajo (à gauche) et Leïla Nabati. Ouest-France
Parisienne d’origine, Sandra Jourdain, alias Sajo, a commencé à peindre la ville après l’École des beaux-arts, à Paris d’abord, avant de s’installer à Angers depuis plus de 20 ans. J’ai toujours vécu dans la ville,
justifie-t-elle. L’art urbain s’est imposé à moi, au fil de mes voyages et des villes visitées. À mon arrivée, à Angers, mon art urbain ? Ça décoiffait !
En intégrant, très tôt dans sa carrière, objets de récupération et collages urbains dans ses œuvres, Sajo a fait évoluer sa peinture en créant son propre style.
Rien ne se perd, tout se transforme
Par le recyclage, elle s’approprie l’adage Rien ne se perd, tout se transforme. Je me suis imprégnée de toutes les influences pour créer mon propre ADN,
évoque-t-elle,mais en gardant ma spontanéité.
Chaque tableau cache les matières qu’il faut identifier, masquées par les couleurs flamboyantes de la ville. J’utilise les outils de graffeur mais je ne suis pas graffeur »,
se défend-elle. Sa galerie, 4, rue Corneille à Angers, est ouverte tous les après-midi de décembre et les trois week-ends de fêtes.
Jusqu’au dimanche 4 janvier 2026, exposition à Loire & Sens, chemin du Bois-Guillou à Juigné-sur-Loire, commune déléguée des Garennes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Entrée libre et gratuite 7 jours sur 7.