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« Aujourd’hui, je veux apprendre » : dans cet atelier, on parle, on cuisine et on vit la Pologne... |
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L’association Anjou Pologne a organisé un atelier de rencontre linguistique et culinaire autour de la culture polonaise. © Ouest-France
Jeudi 16 octobre 2025, à la Cité des associations d’Angers, l’association Anjou-Pologne a créé, autour de son atelier linguistique Blabla Herbatka, un moment d’échanges chaleureux entre francophones et Polonais passionnés de langue et de culture. Le rendez-vous est prévu deux fois par mois.
Blabla Herbatka est un atelier de rencontre linguistique et culinaire autour de la culture polonaise, placée sous la présidence de Jacek Rewersky, enseignant et historien. L’idée est de maintenir ce lien d’amitié franco-polonais dans la convivialité, autour du plaisir d’apprendre et d’échanger
, résume un membre du bureau d’Anjou-Pologne.
« Mon pays de coeur »
L’événement réunit les membres du club, un groupe dynamique dédié à la pratique de la langue polonaise et à la découverte de sa culture. Blala Herbatka est né au sein de l’association pour offrir un espace convivial d’apprentissage. Certains adhérents débutent, d’autres viennent entretenir une langue déjà connue. Tous partagent le même désir : garder vivante la culture polonaise et créer du lien autour de la langue.
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Robert, habitué des ateliers, témoigne : C’est mon pays de cœur. J’y ai séjourné, j’y ai parlé polonais… Pour moi, ces cours sont un entretien essentiel. Ma première fois en Pologne, c’était pour une mission humanitaire auprès de Solidarnosc. J’y suis retourné plusieurs fois, notamment lors de la mise en place de spectacles.
Pour d’autres adhérents, l’apprentissage du polonais est un moyen de renouer avec une histoire familiale parfois silencée. C’est le cas d’Éric : Mon père était polonais mais, par souci d’intégration en France, il n’a jamais transmis sa langue à ses enfants. Aujourd’hui, je veux apprendre. Ma première motivation a été d’accompagner des convois humanitaires en Pologne en décembre 1984, quand il faisait si froid. Cette expérience m’a profondément marqué.
L’amitié entre pays, ça passe aussi par la table
Sylvia, elle aussi, puise sa motivation dans ses racines : Ma maman, polonaise, a rencontré mon père, prisonnier de guerre en Pologne. J’ai développé des liens très forts avec ma famille maternelle, notamment à Lodz.
La rencontre ne se limite pas à l’étude de la langue : des dégustations de spécialités polonaises permettent à chacun de partager anecdotes, souvenirs et saveurs authentiques. Pierogi (une sorte de raviole), makowiec (un gâteau à la pâte de brioche roulée) et autres gourmandises ont rappelé combien la cuisine fait partie intégrante de la culture polonaise.
L’association instaure un rythme de deux rencontres par mois, animées par plusieurs intervenants afin de diversifier les approches linguistiques et culturelles. Par ailleurs, un projet de rencontre inter-associative est à l’étude pour l’année à venir : une journée de partage pourrait être organisée avec une ou deux associations de départements voisins, notamment en Loire-Atlantique et dans la Sarthe.
Renseignements. Via la page Facebook Association Anjou Pologne.