Après deux ans d’accompagnement, Jacky Glédel, membre du conseil d’administration de Solidarité migrants d’une rive à l’autre, tire un bilan avant l’assemblée générale.
Quelle est la situation des familles accompagnées par l’association??Depuis deux ans, l’association accompagne trois familles. Pour deux d’entre elles, les familles tchétchènes, nous avons eu la joie de voir les démarches d’acceptation aboutir.
Quelles sont les conséquences de ces acceptations pour ces deux familles??La famille Makhaoury, installée dans un logement prêté par la municipalité juvardeillaise, s’est vue reconnaître le droit au séjour en juin 2017. Depuis, ils ont obtenu leur titre de séjour et Islam Makhaoury a été embauché aux tanneries de Châteauneuf-sur-Sarthe. Cet emploi leur a permis d’obtenir un logement dans le parc locatif de Juvardeil. De son côté, Zargan Makhaoury suit une formation d’adaptation à l’emploi pendant que leurs trois enfants sont scolarisés à l’école Paul-Gauguin de Juvardeil.La seconde famille, les Abouiev, était logée depuis deux ans à Briollay, par des bénévoles. L’association Solidarité migrants d’une rive à l’autre a lancé une souscription «?Louons une maison?», qui a permis de financer un logement à Angers pour un hébergement pérenne. Un bonheur n’arrivant jamais seul, Arslan Abouiev s’est vu attribuer l’asile politique en France le 25 janvier?; leur situation se trouve donc régularisée. C’est ainsi qu’à quelques jours d’intervalle les deux familles tchétchènes ont intégré leurs nouveaux logements.Qu’en est-il de la troisième famille??Le sort d'Ia et de son fils Alexandre Gogoladzé n’est pas encore réglé, les démarches administratives toujours en cours sont compliquées… L’exemple des deux premières familles permet de ne pas perdre espoir.D’autres accompagnements de familles sont-ils envisagés??Les moyens financiers et humains ne permettent pas à l’association d’envisager l’accompagnement de plus de deux ou trois familles. La situation des deux familles tchétchènes, qui tendent à devenir autonomes, va permettre d’accompagner de nouveaux demandeurs d’asile ou déboutés du droit d’asile. D’ailleurs en début d’année, l’association accompagne Étienne, jeune camerounais migrant de 17 ans. Il est scolarisé à la Maison familiale à Champigné et est accueilli le week-end dans des familles de l’association. En parallèle, une maman arménienne, Sona Kocharyan, et sa fille Naré sont hébergées par des membres de l’association à Étriché.Comment financez-vous ces accompagnements??De nombreuses manifestations à but lucratif (concert, théâtre, bal folk, etc.) et l’appui de donateurs réguliers permettent de financer ces différents accompagnements.
Vendredi 23 mars, à 20?h?30, assemblée générale à la salle de motricité de l’école à Écuillé. Contacts pour rejoindre l’association comme membre ou donateur et tout renseignement?: solidaritemigrantsdunerivealautre@outlook.fr?; blog?: www.solidaritemigrantsblog.wordpress.com