|
Cinéma, théâtre… La Caennaise Julie Lerat-Gersant sur tous les fronts... |
1
Julie Lerat-Gersant, metteuse en scène et réalisatrice. © Simon Gosselin
Au théâtre à la Comédie de Caen, en compétition au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, la réalisatrice, metteuse en scène et comédienne caennaise prépare aussi un nouveau film qui aura pour décor Le Havre. Parallèlement, sa compagnie La Piccola Familia, cofondée avec Thomas Jolly, fête ses vingt ans.
Dans le grand monde d’Ubu roi, Julie Lerat-Gersant est une petite reine de l’ubiquité. Au bout du fil, sa voix chuchote depuis les coulisses du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, en Auvergne, région volcanique qui sied bien à son tempérament bouillonnant. Disponible en replay
depuis ce 5 février sur Arte, son « Petit pont »
fait partie des 51 films de la sélection (sur 1 900 films) de ce rendez-vous mondial du genre. Un mini-film de 16 minutes tourné en juin dernier à Mondeville et Hérouville-Saint-Clair, aux portes de Caen, où elle réside.
Un western urbain sur fond de rêve d’une adolescente de rejoindre une classe de foot
, pitche l’intéressée, jeune quadragénaire qui s’est attaché les services de l’équipe des U16 ans féminines du SM Caen pour les scènes de jeux. Le jeu, une qualité qu’elle maîtrise tant devant que derrière la caméra, mais aussi sur les planches.
Le Havre, de la scène au cinéma
Du 10 au 12 février, sa nouvelle pièce 1 729 secondes
est à l’affiche au théâtre de la Comédie de Caen (complet). 28 minutes et 49 secondes, c’est le temps que le Samu a dû patienter avant de pénétrer les lieux d’un drame. Une MJC, au Havre, où le destin d’une jeune fille a basculé. Des urgences à une manifestation, la fibre sociale de Julie Lerat-Gersant s’exprime dans ce flash-back de 24 h interrogeant les inégalités, les rapports de domination, la responsabilité et les lâchetés ordinaires
.
Le Havre sera justement le théâtre de son prochain film. Trois ans après Petites
, l’écriture se fait toujours à quatre mains avec son compagnon, François Roy, urgentiste dans le civil. Un film à cheval sur trois époques, dans un enchevêtrement de liens familiaux et de fantômes
. En attendant, son documentaire « La pouponnière »,
tourné dans un foyer d’accueil d’urgence pour jeunes enfants (0 à 6 ans) en danger, est visible sur la plateforme France TV. Et cette année 2026 coïncide avec les vingt ans de La Piccolia Familia, compagnie de théâtre qu’elle a cofondé avec un certain… Thomas Jolly, le directeur artistique des JO de Paris 2024.