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César 2026. Suzanne Lindon : « Être nommée, c’est comme si le cinéma français vous disait : bienvenue »... |
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Suzanne Lindon sur le tapis rouge du dîner des nommés aux Cesar 2026, lundi soir au Fouquet’s - (Photo by Kristy Sparow / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP) © Getty Images via AFP
Le Fouquet’s à Paris a accueilli lundi soir 9 février le dîner des nommés aux César. Dernière ligne droite avant la cérémonie du 26 février. Stars confirmées et étoiles montantes se côtoient dans ce rendez-vous médiatique. Parmi elles, Suzanne Lindon. Dans les salles, le cinéma français est aussi à la fête.
Le cinéma avait sorti les paillettes lundi soir à Paris. D’un côté la star américaine Angelina Jolie avait fait le déplacement pour l’avant-première de « Coutures » le nouveau film d’Alice Winocour (Revoir Paris), en salles le 18 février. De l’autre, le restaurant le Fouquet’s sur les Champs Élysées accueillait le dîner des nommés aux César.
Un avant-goût, mis en bouche par le chef triplement étoilé Pierre Gagnaire, de ce que sera la cérémonie officielle du 26 février. Autour des tables richement dressées, des habitués de ces cérémonies, Isabelle Huppert en tête, nommée pour le César de la meilleure actrice pour « La femme la plus riche du Monde », Leïla Bekhti pour « Ma mère Dieu et Sylvie Vartan ». On y croise aussi Laurent Lafitte également nommé pour « La femme la plus riche du Monde » ou encore Pio Marmaï pour « L’attachement »…
Et puis il y a les petits nouveaux, les espoirs masculin et féminin qui découvrent l’organisation des César et ses rendez-vous médiatiques. Parmi eux, Suzanne Lindon, 25 ans, nommée pour le très joli film de Cédric Klapisch « La venue de l’avenir », près d’un million d’entrées en 2025. « J’ai passé des essais pour ce rôle et je rêvais d’être prise, nous confiait-elle lundi soir. Ce personnage féminin en costume qui découvre Paris en 1895 raisonnait pour moi. Ses interrogations sont très universelles et très modernes pour la jeune femme que je suis. Elle cherche à savoir d’où elle vient pour comprendre qui elle est vraiment. »
« Le succès public, une belle récompense »
Fille des comédiens Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, Suzanne a le poids de l’hérédité sur ses épaules mais surtout beaucoup de fraîcheur. « J’ai été vraiment très heureuse d’être nommée dans cette catégorie Meilleur espoir. C’est un peu comme si le métier vous ouvrait les bras en vous disant : « Bienvenue ». On verra bien la suite. Je pense que l’on peut très bien vivre sans récompense mais en avoir une, ça donne confiance en soi. Je suis déjà très heureuse d’être nommée. Dans ma famille, on parle beaucoup de Patrick Dewaere qui était un acteur magnifique et qui n’a jamais reçu de César. »
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Quand on a un père primé à Cannes et à Venise, une mère doublement césarisée, on peut avoir la pression non ? « En fait, avec mes parents on a rarement parlé des prix. Pour eux, la récompense c’est d’abord que le public vienne voir le film. Ce qui a été le cas pour « La venue de l’avenir ». C’est déjà une très belle victoire et elle est plutôt rare. »
Démarrage en trombe du cinéma français
La cérémonie aura lieu jeudi 26 février à l’Olympia. Rappelons que c’est le film « Nouvelle Vague » de Richard Linklater qui part favori suivi de près par « L’attachement » de Carine Tardieu et « Dossier 137 » de Dominik Moll.
Après une année 2025 plutôt morose en termes de fréquentation, le cinéma français connaît un démarrage sur les chapeaux de roues. Dimanche soir, cinq jours seulement après sa sortie, le « Marsupilami », de Philippe Lacheau, enregistrait déjà plus d’un million d’entrées. Un démarrage fulgurant, plus rapide encore que celui de « Un p’tit truc en plus », d’Artus, ou du « Comte de Monte-Cristo », de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, en 2024. Le thriller « Gourou », de Yann Gozlan, avec Pierre Niney a lui aussi franchi la barre du million de spectateurs. : « l’Affaire Bojarski », de Jean-Paul Salomé, avec Reda Kateb rentre lui aussi dans le club assez fermé des millionnaires.
Avec 15,89 millions d’entrées entre le 1er et le 31 janvier, les salles de cinéma ont connu leur meilleur début d’année depuis 2019 ! Et de gros films très attendus vont jalonner les mois à venir. Chez les Français on attend « LOL 2.0 » et bien sûr plus tard « Les Misérables » et chez les Américains, « Disclosure Day » de Spielberg, « L’Odyssée » de Nolan ou encore « Toy Story 5 » des studios Pixar. De quoi chasser la morosité.