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César 2026 : « L’attachement » de Carine Tardieu sacré meilleur film, retrouvez le palmarès... |
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Le sacre de « L’attachement » aux César 2026 © Getty Images via AFP
« L’attachement », touchant film choral de Carine Tardieu tourné à Rennes, est reparti ce jeudi avec trois César dont celui du meilleur film. Une 51e cérémonie présidée par Camille Cottin et animée par Benjamin Lavernhe, et qui a mis l’Ouest à l’honneur.
La grand-messe annuelle du 7e art a mis à l’honneur le cinéma d’auteur, où « tout le monde en a eu un peu
». Cette année c’est L’attachement , le sensible film de Carine Tardieu tourné à Rennes qui « r
apporte la coupe à la maison
» avec trois César, dont celui du meilleur film. On y suit la vie de Sandra, libraire féministe, qui voit sa vie bouleversée en gardant Elliot, le fils de six ans de ses voisins, après la mort de sa mère en couches.
Le long-métrage de l’Américain Richard Linklater, film le plus nommé de la soirée, repart quant à lui avec quatre statuettes pour Nouvelle Vague , qui retrace le tournage effervescent du film culte À bout de souffle de Jean-Luc Godard.
Léa Drucker et Laurent Lafitte, meilleurs acteur et actrice
J’ai l’impression de vivre un rêve éveillé. Alors, s’il vous plaît, ne me réveillez pas
. Prix d’interprétation à Cannes, Nadia Melliti remporte ce soir le César du meilleur espoir féminin pour son rôle d’adolescente qui découvre son attirance pour les femmes dans La petite dernière réalisé par Hafsia Herzi. Un premier rôle qui lui ouvre les portes d’une carrière prometteuse, elle qui n’avait jamais joué dans un film avant celui-ci.
Le touchant Nino repart doublement sacré : l’acteur québécois Théodore Pellerin remporte le César du meilleur espoir pour son rôle d’un jeune homme confronté à un cancer de la gorge, tandis que la réalisatrice Pauline Loquès reçoit celui du meilleur premier film.
La soirée confirme son goût pour l’Ouest français avec la caennaise Léa Drucker, récompensée du César de la meilleure actrice pour Dossier 137 , où elle incarne une enquêtrice de l’IGPN plongée dans une affaire judiciaire complexe.
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C’est également une année de triomphe pour Laurent Lafitte, qui décroche son premier César pour son rôle de photographe excentrique dans La femme la plus riche du monde, tandis que Franck Dubosc, l’an dernier distingué d’un faux César miniature, s’empare cette fois d’une statuette grandeur nature du meilleur scénario original pour Un ours dans le Jura . Fidèle à lui-même, il a conclu son discours par un clin d’œil : Ne me retenez pas, je reviendrai
».
« Je suis Malouin ! » : Jim Carrey a fait son discours en français
Orchestrée par Benjamin Lavernhe, la cérémonie a été marquée par plusieurs prises de parole émouvantes, le maître de cérémonie se montrant lui-même ému aux larmes en accueillant l’invité d’honneur Jim Carrey. La présidente Camille Cottin a ouvert la soirée avec une imitation de Donald Trump, tandis que Golshifteh Farahani a dédié un discours grave au peuple iranien, rappelant la crise meurtrière que traverse son pays.
David Cronenberg a quant à lui encouragé les aspirants réalisateurs à prendre une caméra et se lancer dans le grand bain du cinéma, tout en allant à contre-courant du reste de la cérémonie en suggérant d’utiliser, si besoin, l’intelligence artificielle comme outil de création.
L’acteur américain Jim Carrey, dans un français presque impeccable, a rappelé que 300 ans plus tôt son ancêtre français traversait l’Atlantique pour rejoindre l’Amérique. Je suis Malouin ! La boucle est bouclée
», proclame le comédien le poing levé. Ovationné par une salle le sourire pendu aux lèvres, il avait annoncé en 2022 mettre fin à sa carrière dans le cinéma.