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« On a des films très forts, osés ! » La crème de l’animation à Rennes... |
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« Bouchra » d’Orian Barki et Meriem Bennani, sur les relations mère-fille, projeté en avant-première ouvrira le festival. © 2 Lizards Production
A Rennes, du 7 au 12 avril a lieu le 2e festival du cinéma d’animation après Annecy. Projections, compétition de court-métrage, rencontres… Focus sur la vitalité du cinéma d’animation français.
Le cinéma d’animation français continue à briller à l’international malgré la crise qui ébranle la filière. Le festival de Rennes reflète cette vitalité avec 69 courts-métrages en compétition : Les œuvres qu’on reçoit sont très riches, très variées,
témoigne Isabelle Vanini, déléguée générale de l’Afca (association française du cinéma d’animation). On s’attend à un creux plutôt sur 2026 ou 2027. Il y a une prudence liée aux élections, à l’état du monde. Les techniciens, producteurs, prestataires disent que c’est assez calme. On n’est pas sorti de la crise, mais il y a toujours un foisonnement de créations.
Avec des films qui parlent des queers, du corps féminin, d’émancipation, de pauvreté… Ce sont des films très adultes, très durs, très forts, très engagés. On ose en animation !
Le 32e festival d’animation de l’Afca à Rennes (Ille-et-Vilaine) est désormais le plus important derrière Annecy, avec près de 700 professionnels présents. Douze longs-métrages très différents, sortis ces douze derniers mois, seront projetés durant le festival qui invite les réalisateurs Michel Ocelot, Jean-François Laguionie, Momoko Seko ou Arnaud Toulon, compositeur césarisé pour la musique d’Arco. C’est une grande année pour l’animation française. On est très fiers évidemment d’« Arco
(Cristal au festival d’Annecy et César 2026), d’« Amélie et la métaphysique des tubes
(Prix du public à Annecy), et de « Papillon », court-métrage de Florence Miailhe, tous les trois nommés aux Oscars. On accompagne ce cinéma-là avec émerveillement.
Du 7 au 12 avril 2026, à Rennes, www.festival-film-animation.fr