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« Il y a une émulation, un film en appelle un autre » : ce spécialiste du cinéma hispanique invité des Reflets du cinéma... |
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Cédric Lépine était l’invité du festival Reflets du cinéma organisé dans plusieurs établissements de la Mayenne par l’association Atmosphères 53, du 13 au 21 mars 2026. © Ouest-France
Le critique de cinéma et spécialiste du cinéma hispanique est l’invité du festival Reflets du cinéma en Mayenne. Samedi 28 février 2026, Cédric Lépine animait une conférence sur les réalisatrices du continent sud-américain.
Cédric Lépine était l’invité du festival Reflets du cinéma. Organisé dans plusieurs établissements de la Mayenne par l’association Atmosphères 53, le festival se déroulera du 13 au 21 mars 2026 mais propose quelques rendez-vous avant le début de l’événement.
Samedi 28 février, à l’Atelier des arts vivants de Changé, le critique et spécialiste du cinéma hispanique a animé une conférence sur les réalisatrices hispaniques avant la diffusion d’une sélection de courts-métrages.
Ce n’est pas votre première participation au festival Reflets du cinéma ?
J’avais été invité en 2023 lors de la saison consacrée au cinéma brésilien. Je ne suis pas identifié comme d’autres critiques de cinéma attachés à des médias (Cédric Lépine anime un blog sur le site de Mediapart). Je me vois d’abord comme un passeur. Je cherche à accompagner les films vers le public.
Nous avons la chance en France d’avoir accès à de nombreux films hispaniques. Certains ne sont pas portés par des stars et peuvent passer à la trappe. Avec les Reflets du cinéma, le public a accès à des productions très récentes, parfois pas encore distribuées. Il y a une émulation. Les gens viennent voir un premier film qui en appelle un autre.
Votre conférence porte sur les réalisatrices hispaniques. En France aussi, la parité entre hommes et femmes n’est pas gagnée dans le cinéma ?
Tout dépend, d’un pays à l’autre… En France, les professionnels du cinéma sont aidés financièrement par le CNC (le centre national du cinéma et de l’image animée). Des collectifs existent comme le 50/50. On va vers plus de parité. On y est presque, avec 30 % de femmes en France. Alors qu’elles sont la moitié dans les écoles de cinéma.
Des difficultés persistent, sur l’échelle des salaires, l’accès aux gros budgets. Plus de 60 % des réalisatrices se dirigent d’abord vers le film documentaire où l’économie est moindre que celle de la fiction. C’est un véritable enjeu. Le cinéma est censé représenter la diversité de notre société.
Festival Reflets du cinéma hispanique, du 13 au 21 mars 2026. Programme sur lesrefletsducinema.com