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« Et Dieu créa la femme » sur Arte, Brigitte Bardot sans une ride

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Brigitte Bardot (Juliette Hardy) et Jean-Louis Trintignant (Michel Tardieu) dans "Et Dieu… créa la femme" de Roger Vadim © © Iéna Productions

Arte rediffuse le célèbre film de Roger Vadim ce lundi 20 octobre, daté de 1956 et proposé dans une version restaurée en 4k. L’opportunité de (re) voir cette œuvre qui aura marqué son temps et hissé son casting au rang d’étoiles. L’occasion d’un instant de cinéma visionnaire demeurant en écho avec notre modernité.

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 J’ai apporté la pomme… Quelle pomme ? La tentation !  Il y a 69 ans, ce dialogue peu châtié et à double sens entre la jolie et libre Juliette, alias Brigitte Bardot - dans le plus simple appareil dès la première scène de Et Dieu créa la femme - et l’un de ses trois courtisans, le quinquagénaire aisé, Éric Carradine (Curd Jürgens dans le rôle), aura défrayé la chronique de la bien-pensance, à l’instar de l’ensemble de ce film mythique écrit et réalisé par Roger Vadim, mari de l’actrice à l’époque.

L’histoire est bien connue : pour échapper à la menace d’un retour à l’orphelinat jusqu’à ses 21 ans, une jeune fille aimant chanter, danser et (déjà) les animaux probablement plus que les hommes, assumant ses désirs de vie et sa silhouette galbée, possède le choix de faire tourner la tête à la gent masculine dans son village mais accepte étonnamment de se marier avec Michel Tardieu (interprété par Jean-Louis Trintignant), issu d’une famille qui gère un atelier de réparation de bateaux et frère cadet d’Antoine (Christian Marquant) qui ne la laisse pas non plus indifférente.

Juliette symbolise aux yeux de son environnement une blonde de petite vertu, à tel point qu’elle finit par se penser atteinte d’une espèce de maladie incurable, alors qu’elle s’avère pourtant sentimentale et capable de ne pas céder immédiatement aux plaisirs de la bagatelle. Personne n’ignore également que cette audace érotique et amoureuse derrière la caméra aura contribué à rendre célèbre la localité de pêcheurs de Saint-Tropez, tout comme l’actrice Bardot, au-delà de nos seules frontières hexagonales.

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Suranné mais toujours d’actualité

 Avec cette bouche-là, tu peux avoir ce que tu veux […] Cette petite est un peu comme un jeune animal, il faut la dominer […] T’aimes ça on dirait…  En 2025, le téléspectateur ne sera guère choqué par ce verbe, même si une gifle en rafale, plus quelques répliques de mâles alpha, pourraient hérisser le poil de militantes #MeToo . De toutes les manières et c’est heureux, la figure féminine peut désormais se créer seule. Alors, cette œuvre cinématographique peut paraître si surannée, et en concomitance, toujours tellement d’actualité. 

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La garde-robe de Brigitte Bardot, à cet instant filmographique à l’apogée de son physique et de sa notoriété, semble quasiment contemporaine, et serait possiblement susceptible encore d’inspirer des défilés sans une ride, au rythme des mots de la chanson « Dis-moi quelque chose de gentil » de Solange Berry que chacune d’entre nous aimerait aussi entendre dans notre société modernisée. Arte permet cette séance nostalgie d’une parenthèse divertissante, une madeleine de Proust capable de nourrir encore aujourd’hui une réflexion profonde. Des choses ont certes évolué, mais il reste de l’ouvrage sur le métier du sujet…

Subtilement, du fait d’une qualité d’écriture et de narration de Roger Vadim, notamment s’agissant des échanges entre ses différentes personnalités de fiction duales, ce morceau de cinéma d’antan laisse en définitive, à celle ou celui qui regarde ce bonbon audiovisuel devant son petit écran, une impression de souffle de liberté et témérité qui fait du bien, dans notre XXIe siècle entravé d’achoppements persistants et de morosités.

Arte , 20 h 55.

 
Émilie RENCIEN.    Ouest-France  

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