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Football : C'est clair, ce Sco-là a un mental d'enfer... |
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Comme son compère Alo'o Efoulou, le Brésilien Vinicius a effectué une sortie efficace avec un but superbe et une passe décisive à la clé. Photo © Thomas Brégardis
Ligue 2. Malgré bien des péripéties contraires, les Angevins ont encore su contourner les difficultés. Avec un esprit de corps et du talent. Ils ont vraiment un moral d'acier.
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Un déroulé tout fou. Un final haletant. Et au bout, c'est Angers qui gagne. Comme souvent ces temps-ci ! Depuis 14 rencontres, le Sco n'a pas connu le goût amer de la défaite. Et cette dernière victoire, ils sont allés la chercher avec le coeur. En faisant preuve d'un mental d'enfer.
Car si tout était bien engagé pour Brunel et ses coéquipiers, qui menèrent au score rapidement sur leur première action construite (Rivière, 17'), la suite fut une série de contrariétés. Blessure de Stephan, le seul vrai milieu récupérateur au départ (18'), puis expulsion de Lavie (40') qui l'avait suppléé. Bref, une panade certaine. Alors qu'on les pensait mal barrés, surtout face à une formation auvergnate puissante, athlétique et percutante dans les duels, les Angevins ont semblé puiser encore plus d'énergie et de solidarité dans ces événements contraires.
Ils resserrèrent tout d'abord leurs deux lignes complètes, Rivière sortant pour un Ayité repositionné devant sa défense avec son capitaine. Ils laissèrent seul devant le très mobile Alo'o Efoulou. Et roule ma poule ! Les Clermontois s'y cassèrent les dents à cause d'un rythme bien trop monocorde dans un premier temps.
Et puis les Angevins marquèrent deux nouveaux buts à l'élaboration au scalpel. Des contres d'école. « Nous avons fait une seconde période très intelligente en gérant parfaitement la nouvelle donne, savourait Jean-Louis Garcia. Nous avons souffert, nous avons même été inquiets à 3-2 mais nous avons montré des ressources mentales superbes et de la lucidité. Je l'avais dit à mes joueurs à la pause. On ne pouvait pas que défendre. Il fallait appuyer tous les coups offensifs, même si nous ne pouvions pas aller les chercher haut. Il y avait par contre des espaces derrière eux. Et avec la vitesse d'Ayité, de Vinicius, d'Alo'o, nous savions que nous pouvions les piquer. »
Affaire parfaitement réussie. En deux temps, trois mouvements, le Sco menait 3-0. Il piquait donc comme un cobra. Dans la période en plus où les Auvergnats accentuaient leur pression. Il y eut bien ensuite un relâchement. « Sûrement un petit manque de concentration devant une équipe qui poussait et mettait des ballons dans la boîte », reconnaissait le défenseur central Malik Couturier. « Ils y mettaient beaucoup d'impact et ils sont forts dans le jeu aérien », estimait encore Garcia.
À 3-2, la musique était différente. Et le spectre de la remontée clermontoise en Auvergne à l'aller (0-2 puis 2-2) devait hanter certains neurones. Mais un nouveau contre, avec Ayité à la finition, mit fin aux espoirs des visiteurs. « Nous avons su nous adapter aussi bien mentalement qu'au niveau technico-tactique aux événements, relevait encore JLG. Nous avons su faire avec nos arguments du moment. Et nous gagnons des matches avec des scénarios différents. C'est bien. On sent des ondes positives autour de ce groupe. »
Des ondes qui font que tout ce qui se perdait en septembre, par exemple, se gagne depuis. Et Garcia de conclure sur ce constat. « C'est une équipe saine qui respire l'envie. » Et qui sait aussi asphyxier l'opposant.
Jean-François CHARRIER.
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