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Soulaines-sur-Aubance. Les locataires de la Société Podeliha en colère... |
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M. Carol Jung, Mme Catherine Riobé, M. Gilles Séchet, M. et Mme Minaret Patrick, Mme Pascale Berson, les locataires de ces garages mitoyens qui ont dû y installer des bâches afin de limiter les dégâts. (Manque sur la photo Cédric Collet).
Six locataires de la rue des Jonquilles à Soulaines n’en peuvent plus. Leurs 6 logements sont pourvus en annexe de garages en bois, construits en 2012 avec le même défaut d’étanchéité des toits depuis cette date. Ce problème a été signalé dès 2012 par des locataires encore présents et les nouveaux arrivants.
Après maintes réclamations, des déclarations de sinistres, une première pétition signée par tous les locataires, la Société Podeliha (ancien Toit Angevin) intervient 5 ans plus tard en 2017 pour déposer les gouttières qui étaient à l’intérieur avec un sens d’écoulement inverse avec peu ou pas de pente, pour les placer en extérieur. À cette date ces locataires pensaient être sortis de ce cauchemar, mais non
dit Gilles Séchet locataire, car les plaques translucides des toits ne sont pas étanches et laissent l’eau s’infiltrer au niveau de leurs superpositions et couler le long des parois.
En 2019, le bailleur a fait constater le problème par un professionnel mais la Société Podeliha n’a pas donné suite à ce constat, se limitant à faire intervenir son service technique. À ce jour, le problème reste entier, les locataires ont dû positionner bassines et seaux pour limiter les dégâts.
Aujourd’hui, le bailleur ne veut plus intervenir prétextant que ce ne sont pas des garages mais des carports et que par conséquent ils n’ont pas besoin d’être étanches. « Faux,
dit M. Séchet, sur notre facture nous payons chaque mois 25,67 € pour un loyer annexe « garage ».
Depuis 8 ans, les locataires ne profitent pas de leurs garages puisqu’ils ne peuvent rien y entreposer car tout pourri, cartons, étagères, matériel de bricolage et de jardinage etc. D’ailleurs, l’un des locataires M. Patrick Minaret handicapé s’inquiète à juste titre « j’ai un scooter adapté pour me déplacer, je crains qu’il ne devienne inutilisable ne pouvant le mettre à l’abri ».
Voilà 8 ans que ces locataires se bagarrent et comptent bien ne pas baisser les bras.