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Vezins. Six enfants placés vont être accueillis dans l’ancien hôtel du Lion d'Or... |
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Jacqueline Branger, présidente de l’APIJ, milite pour une politique de l’insertion sociale et professionnelle. © CO
Six enfants placés vont être accueillis dans les anciens locaux rénovés de l’hôtel du Lion d’Or. Jacqueline Branger explique le processus d’intégration de ces enfants victimes.
L’association pour l’Action Préventive et l’Insertion de la Jeunesse (APIJ) 49 installe à Vezins une structure d’accueil, dans l’ancien hôtel du Lion d’Or. Rencontre avec Jacqueline Branger, présidente de l’APIJ.
Qu’est-ce que l’APIJ ?
Jacqueline Branger : « C’est une association qui œuvre principalement dans le cadre de la protection de l’enfance. Elle a été créée par le docteur Chalopin pour accueillir des jeunes placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Je précise que ce sont des enfants placés, ce ne sont pas des délinquants ! Ce sont des enfants plutôt victimes, dont les familles, pour des raisons complètement diverses, ne peuvent pas assurer la garde, l’entretien, le fait de les éduquer, etc. On est sur un concept où ce qu’on veut essayer de faire c’est de rapprocher au maximum l’enfant des conditions de la vraie vie, qui se rapproche d’un côté familial. »
Comment sont financés ces
travaux d’aménagement ?
« Désamiantage, démolition, restructuration, on a pour 600 000 € de travaux, on essaie de faire quelque chose, pas luxueux mais correct, etc. Notre financeur c’est le Département, bien sûr. Nos emprunts ont été cautionnés, 50 % par le Département et l’Agglomération du Choletais a apporté son soutien. »
Qu’entendez-vous par insertion ?
« L’insertion, ce sont des enfants dans leur environnement : ils vont aller à l’école dans le coin où on les a mis, ils vont se faire des copains là où ils sont, ils vont participer aux activités comme tout le monde, le foot à Vezins, le volley s’il y en a… Et l’idée aussi c’est justement qu’on les prépare peut-être encore plus que d’autres enfants, on leur apprend à être de plus en plus autonomes. On essaie qu’ils soient le plus possible comme tout le monde. »
L’objectif est donc qu’ils soient comme tout le monde ?
« L’idée c’est que lorsqu’ils passeront dans les rues de Vezins, on ne les identifie pas. Ils n’ont pas d’uniforme, pas d’étiquette, etc. Ils sont anonymes, comme le bâtiment qui n’aura pas d’enseigne, pas de signe distinctif. Quand ils vont être plus grands, s’ils sont toujours placés, ils doivent être capables de s’insérer dans la vie active, c’est insertion dans ce sens-là . Et puis, c’est aussi parce que l’APIJ a un autre particularisme, c’est que nous avons une entreprise d’insertion par l’économie, dans le domaine de la viticulture. On a 25 places pour des adultes, pas du tout délinquants non plus, mais des adultes sans boulot à qui on propose d’apprendre les métiers qui tournent autour de la vigne et de l’agriculture dans lesquels il y a beaucoup de besoins, donc ils trouvent beaucoup de travail. »