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Valérie, du quartier Monplaisir au palais de l'Élysée ?... |
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Valérie Massonneau-Trierweiller, le 8 janvier, avec François Hollande. © Reuters - Régis Duvignau
La compagne de François Hollande est Angevine. Elle a grandi rue de Champagne, où vit toujours sa famille, et passé son bac à Joachim-du-Bellay. Avant de devenir journaliste à Paris Match.
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Dans ce quartier proche de Monplaisir, bâti de maisons HLM construites en 1969, la famille Massonneau se distinguait. « Ce n'étaient pas des bourgeois mais pas des gens de milieu populaire non plus. Jean-Noël, son père, était fils et petit-fils d'un banquier. » La banque Massonneau et cie, vendue en 1950 au Crédit de l'Ouest, qui avait ses bureaux dans un hôtel particulier cossu, rue du Mail, à Angers. « Je n'ai jamais su pourquoi ils avaient atterri là », se demande encore un voisin.
Qu'importe, c'est dans ce lotissement, après avoir habité dans la tour Chaptal, cité du Grand-Pigeon, que la gamine aux cheveux blond vénitien s'invente des histoires à la Club des cinq. Entouré de ses cinq frères et soeurs. De sa mère, caissière (1) à la patinoire d'Angers. De son père, invalide de guerre après avoir sauté sur une mine, sans travail, décédé dans les années 80. « Un homme cultivé, se souvient un voisin. Fallait voir sa bibliothèque. Il lisait tout le temps. »
Collégienne à Jean-Lurçat
C'est lui certainement qui donnera le goût de la littérature à sa fille Valérie. L'élève est brillante. « Volontaire » aussi selon son oncle Florent, ancien technicien à EDF. Au collège Jean-Lurçat, au lycée Joachim-du-Bellay, elle détonne. « Elle avait tout pour elle, l'intelligence et la beauté », sourit l'une de ses tantes.
Dit autrement par sa meilleure amie de lycée, Florence Pellé : « C'est sûr, on sentait qu'elle avait un avenir prometteur ! Et, en plus, tous les garçons se retournaient en la voyant. Mais le regard qu'ils portaient sur elle ne l'intéressait pas. Sans être triste comme un bonnet de nuit, loin de là , elle cherchait autre chose, des relations plus intellectuelles, plus profondes. » En 1983, elle décroche donc sans peine son bac A 4, avant de gagner la capitale, la Sorbonne... Puis, dès 1989, Paris-Match et Direct 8 où elle a animé jusqu'en octobre une émission politique...
« Pas étonnant, elle avait du charisme. Mais je l'aurais vu plutôt journaliste dans la presse de mode », se souvient Florence Pellé qui glisse : « Je l'ai perdue de vue mais j'ai cru comprendre qu'elle n'aspirait pas plus que ça à être la première dame de France. Vu son caractère, ça ne me surprend pas. » L'une de ses tantes acquiesce : « Depuis qu'elle est connue, elle n'a pas changé. Elle est restée simple. C'est d'ailleurs ce qui fait son charme. »
Jean-François MARTIN.
(1) N'étant pas joignable, nous n'avons pas pu lui poser des questions sur sa fille.
Ouest-France