|
Un premier feu vert pour deux projets touristiques du Saumurois... |
1
Les touristes sont de plus en plus nombreux à visiter l’Abbaye de Fontevraud. © Archives CO
Le projet de lodges haut de gamme dans les bois à Louresse-Rochemenier et deux nouveaux parkings pour accéder jusqu’à l’abbaye de Fontevraud ont obtenu un premier feu vert de la part des élus de l’Agglo.
Deux projets touristiques du Saumurois ont obtenu un premier feu vert des élus de l’Agglo à Louresse-Rochemenier et Fontevraud-l’Abbaye. Pour la célèbre Abbaye royale, il s’agit de faciliter le stationnement des visiteurs toujours plus nombreux depuis l’ouverture du Musée d’Art moderne (314 000 visiteurs par an contre 180 000 auparavant). Le projet de réhabilitation du Logis Bourbon entraînant la suppression de 160 places, deux études ont été réalisées sur deux sites : « Beaulieu » en continuité du bourg pour les voitures (100 places sur 0,75 ha) et à la place de l’ancien stade en sortie de bourg (huit à dix autocars et une vingtaine de places pour les camping-cars).
Cette modification du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) pour désenclaver le centre-bourg de Fontevraud est soumise à l’organisation d’une concertation publique. Les conclusions des études d’impact environnemental devant être rendues à la rentrée, cette concertation sera ouverte à l’automne. Ce « vieux projet » remis au goût du jour atteint une enveloppe proche de 2 millions d’euros, dont 350 000 € à la charge de l’Agglo.
Des lodges dans les arbres
À Louresse-Rochemenier, c’est la création d’un nouveau site d’hébergement touristique haut de gamme qui est en jeu. Dans le parc boisé de Launay, il est envisagé de construire une vingtaine de lodges dans les arbres sur près de 4,5 hectares sur les 25 ha consacrés au développement du tourisme sur l’Agglo. Dans sa configuration actuelle, le projet comprend sept chambres dans une maison, 21 lodges-suites avec terrasse ouverte sur la nature et jacuzzi, un restaurant, une piscine, un spa, un parking, un potager en permaculture, un verger et des ruches. L’étude de faisabilité d’un parc photovoltaïque, correspondant à 35 à 40 % des besoins électriques, est à l’étude.
Là aussi, le projet est soumis à une étude d’impact environnemental dont les résultats seront publiés fin août avec un changement de destination sur le plan de l’urbanisme du Douessin. Une concertation publique est évidemment requise. Cela promet quelques critiques de la part des écologistes… Au sein de l’assemblée communautaire, Sophie Tubiana, élue à Saumur, a fait entendre une voix dissonante :  C’est quand même un projet qui grignote des espaces boisés, naturels et sensibles.Â
Avec elle, cinq autres élus de l’Agglo se sont abstenus lors du vote.