|
Un habitant sur dix est venu : ce bourg de Maine-et-Loire accueille le sauveur de sa supérette... |
2
Au premier plan, le gérant de la nouvelle enseigne Au panier d’Orée, Fabrice Boin, accompagné de Clément Mayras-Coppin, adjoint au commerce à Orée-d’Anjou, et Daniel Toublanc, maire délégué de Landemont. © Ouest-France
Mercredi 14 mai 2025, c’était l’effervescence à Landemont, commune déléguée d’Orée-d’Anjou (Maine-et-Loire). Une réunion publique était proposée aux habitants, soucieux de connaître le repreneur de l’épicerie et savoir ce qu’on y trouvera. C’est fait ! Ouverture prévue début juin pour la nouvelle enseigne Au panier d’Orée.
Ce mercredi 14 mai, il a fallu pousser les murs du Foyer landemontais pour faire entrer la foule qui attendait à l’extérieur, pressée de savoir comment la supérette (ex-Viveco) de la commune allait à nouveau fonctionner et servir la clientèle de Landemont, environ 1 700 habitants, commune déléguée d’Orée-d’Anjou (Maine-et-Loire).
Devant 150 personnes, le maire délégué Daniel Toublanc a lancé la réunion publique en retraçant l’historique de ce commerce, fermé il y a un peu plus d’un an. Évoquant le souvenir de Pascal Mayet, et l’intermède bien trop court de son remplaçant. À ses côtés se trouvait, souriant, le repreneur que l’édile avait annoncé dernièrement.
Lire aussi : REPORTAGE. « Avant on avait tout » : ce village du Maine-et-Loire perd ses commerces un à un
Une reconversion
Fabrice Boin, gérant désormais de l’enseigne Au panier d’Orée, n’est donc pas un inconnu. Il est arrivé dans la commune il y a vingt ans, et s’est intégré rapidement parmi la population, allant jusqu’à prendre la présidence du club de basket d’Orée-d’Anjou.

Au panier d’Orée, c’est l’enseigne choisie par Fabrice Boin pour sa reprise de la supérette (ex-Viveco), à Landemont. Ouest-France
Âgé de 48 ans, marié avec deux enfants, il habite un hameau à l’ouest de la commune. Ce spécialiste de l’informatique pour les commerçants a souhaité changer d’orientation et, depuis six mois, a enchaîné tous les stages possibles afin d’appréhender au mieux son nouveau travail d’épicier.
« C’est sans doute l’opportunité d’un nouveau projet plus en lien avec ma commune qui m’a donné l’envie de me lancer pour reprendre ce commerce », résume-t-il. Arrivé dans un local vide, il a fallu investir dans le matériel de présentation, du simple présentoir à l’armoire pour les aliments congelés.
Nombreux services
Fabrice Boin a énuméré toute l’épicerie traditionnelle qu’il présentera. Dans un premier temps, la viande de boucherie sera, ainsi que la charcuterie, présentée sous vide. Un rayon traiteur et fromages sera mis à disposition. En présentation aussi, une cave à vins et bières. Tous les produits viendront de producteurs locaux. Et du pain frais sera apporté chaque jour.
D’autres services sont aussi prévus comme le gaz en bonbonne, point postal, presse, dépôt et retrait de colis, et retrait d’argent pour la clientèle de La Poste et du Crédit agricole.
Enfin, à moyenne échéance, sont prévues les venues de marchands ambulants, pour des poissons et légumes. Le boucher, lui, continuera de venir tous les jeudis.