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Trop de voitures sur ses routes : ce pays européen offre 25 000 € aux jeunes qui renoncent à conduire... |
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Vue aérienne du littoral nord près de la baie de Xwejni, à Zebbug, Gozo, Malte, le 14 décembre 2025. © MARTIN BERTRAND / Archives Hans Lucas via AFP
Depuis janvier, le gouvernement de Malte propose d’offrir une prime de 25 000 € aux automobilistes de 18 à 30 ans qui acceptent de ne pas conduire pendant cinq ans. Une mesure choc et inédite dont l’objectif est de réduire le nombre de voitures sur l’île. Plusieurs conditions s’appliquent.
Une mesure aux allures de dilemme. Le gouvernement de l’île de Malte, à travers une initiative de son ministre des Transports Chris Bonett, propose depuis janvier 2026 aux jeunes conducteurs de renoncer à leur permis de conduire pour cinq ans en échange de 25 000 €. Comme l’explique le Times of Malta , cette compensation, qui vient avec de nombreuses conditions, vise à réduire le nombre de véhicules sur les routes.
Interdit même à l’étranger
Annoncée en avril 2025, la mesure devait initialement s’adresser à tous les automobilistes de cette île de 560 000 habitants. Elle a finalement été restreinte aux conducteurs de 18 à 30 ans vivant à Malte depuis au moins sept ans. Ils doivent détenir un permis B délivré par un pays de l’Union européenne depuis au moins un an.
Les personnes intéressées ont jusqu’au 30 juin 2026 pour déposer leur candidature. La mesure est associée à un budget de 25 millions d’euros sur cinq ans, ce qui signifie que 1 000 participants sont prévus sur les cinq prochaines années. Pendant cette période, les candidats retenus ne sont pas autorisés à conduire un véhicule à moteur, ni à Malte ni dans tout autre pays. En échange, ils recevront 5 000 € chaque année jusqu’à l’expiration de la mesure.
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Une amende en cas de non-respect
L’engagement est très strict. Les participants surpris au volant s’exposent à une amende de 5 000 €, un remboursement au prorata de la subvention perçue et à des poursuites judiciaires.
À l’issue des cinq ans, ils ne récupéreront pas leur permis automatiquement. Ils devront repasser l’examen après avoir suivi au moins 15 heures de conduite dans une auto-école.
Deux mois après le lancement du dispositif, le nombre de postulants est encore inconnu. Lundi 16 mars, le ministre des Transports a été interrogé sur le sujet par un député lors des questions au gouvernement. Mais il a botté en touche et affirmé qu’il répondrait à cette question « lors d’une autre séance », indiquent nos confrères dans un autre article.