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Trélazé. À 15 ans, Louisa Leroux danse sa vie... |
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Louisa, 15 ans, était sur la scène de l’Arena Loire. © CO
Portrait
Louisa Leroux a dansé seule sur la scène de l’Arena Loire à l’occasion de la cérémonie des vœux de la Ville. L’adolescente de 15 ans danse depuis qu’elle en a quatre et espère en faire son métier.
La rencontre entre Louisa et le service communication de la ville s’est faite presque par hasard. Elle fréquente régulièrement le studio de danse local pour s’entraîner lorsqu’elle prépare des auditions.  Je suis au Conservatoire de Nantes. Quand je travaille pour les auditions, notamment pour tenter le Centre national supérieur de musique et de danse (CNSM, à Paris) la semaine prochaine, je m’entraîne à Trélazé pour éviter les allers-retours. C’est ainsi que j’ai été mise en relation. Je ne m’y attendais pas du tout, et mes parents non plusÂ
, raconte-t-elle. La Ville lui propose alors de danser en solo… et d’intervenir auprès d’enfants, lors de la cérémonie des vœux. Une performance exceptionnelle !
 Je me suis adaptée. Les enfants sont dans le plaisir pur, alors j’ai mis de côté ma rigueur habituelle. J’ai adoré cette expérience. J’ai commencé à 4 ans. À 8 ans, je savais déjà que je voulais en faire mon métierÂ
. Elle débute au studio de danse de Trélazé. Sa professeure repère son potentiel et lui propose de tenter les auditions du conservatoire d’Angers. Louisa suit alors le CM1 et le CM2 au conservatoire d’Angers, avec danse classique, contemporain et formation musicale du danseur. En 6e? et 5e, elle intègre une classe à horaires aménagés. Mais rapidement, elle ressent le besoin d’aller plus loin.  Je me suis dit que pour progresser, je devais changer d’établissement. 7 h 30 de danse par semaine, ce n’était plus suffisant. Et j’avais envie d’être entourée de personnes qui partagent la même passion.
 Maman m’a encouragée. Papa aussi, mais ça a été un peu plus difficile pour lui de me laisser partir en internat à Nantes.Â
Jason, son père, confirme :  Les enfants finissent par partir, mais elle n’avait que 13 ans quand elle est entrée en internatÂ
. Aujourd’hui, Louisa prend le train seule. Elle danse 16 heures par semaine. Sa mère, Karen, n’a jamais douté :  Elle a la danse chevillée au corps. Il fallait la laisser s’accomplir.Â
Quant au concours du CNSM, Louisa reste lucide :  L’objectif n’est pas forcément d’être prise… mais ce serait bien.Â