|
Tiercé. La relève et l’expérience au cœur du volontariat... |
1
À gauche, Thomas Geray pose fièrement avec ses proches après sa promotion au grade de caporal tandis qu’à droite, Loïc Turcas, arbore la médaille reçue pour ses 30 ans d’engagement. © CO
Portraits
À Tiercé, la cérémonie de la Sainte-Barbe a mis en lumière deux parcours que tout oppose en âge, mais que tout réunit dans l’engagement. D’un côté, Thomas Geray, 21 ans, tout juste promu caporal. De l’autre, Loïc Turcas, décoré pour 30 ans de service. Entre eux, trois décennies, mais une seule et même flamme.
« Presque une drogue »
Thomas s’est engagé à 17 ans, porté par l’exemple familial :  Mon oncle est pompier ici depuis vingt ans. C’est lui qui m’a donné envieÂ
. Aujourd’hui encore, il revendique un attachement total à son volontariat :  C’est devenu presque une drogue. Même quand je ne suis pas de garde, je me rends dispo si je peuxÂ
. Entre sa formation d’une semaine pour passer son grade de caporal et son métier de carrossier peintre, il apprend à trouver l’équilibre :  Il faut garder un juste milieu pour ne pas s’y perdreÂ
.
À l’autre bout du spectre, Loïc Turcas mesure le chemin parcouru. Trente années à intervenir sur des accidents ferroviaires, des feux d’habitation, des péniches en flammes :  On en a vu…Â
, souffle-t-il. Sa médaille ?  Une belle reconnaissanceÂ
, dit-il simplement, humblement, même. Ce qui l’a fait tenir, au-delà de l’adrénaline :  Se retrouver entre collègues, partager les moments, c’est ça qui compteÂ
. Une passion qu’il a transmise à ses deux fils, eux aussi pompiers.
Ensemble, Thomas et Loïc incarnent la continuité du volontariat : la fougue de la jeunesse et la solidité de l’expérience. Deux manières de dire la même chose : servir, aider, et être là quand il le faut.