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Tempo Rives : une soirée très soul puis très house... |
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Salle Camille-Lepage, MDQ des Hauts-de-Saint-Aubin, 24 juillet. L'Angevine Cj Beth. © CO - Jérôme HURSTEL
Seconde soirée Tempo Rives dans la salle Camille-Lepage de la MDQ des Hauts-de-Saint-Aubin, jeudi 24 juillet, et nouvelle belle affluence avec quelque 830 personnes.
Satané soleil qui rayonne encore sur le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin au moment où la musique va retentir dans la salle Camille-Lepage. Mais il serait un peu facile de dire que l’équipe de Tempo Rives aurait pu lire dans le marc de café les signes des cieux et maintenir les concerts au Jardin des Beaux-Arts. Pour d’évidentes contraintes logistiques (techniques, restauration…), le rendez-vous avec Cj Beth et Taj Ma House s’est donc donné en salle et, comme la veille, mercredi 23 juillet, a connu un beau succès d’affluence avec plus de huit cents personnes en cumulé.
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Cj Beth donc… Une jeune femme très proche de l’artiste angevine nous aide à résumer son évolution artistique : C’est la première fois que je la vois avec Gaby à la batterie et c’est mortel ! Je la trouve beaucoup plus à l’aise sur scène et je suis fière d’elle
». Il y a de quoi… Pour l’avoir vue plusieurs fois en concert, on confirme que Cj Beth (Claire Houssin de son vrai nom) s’épanouit et prend de l’assurance, jusqu’à ironiser sur la pluie ici fantomatique mais fertile pour l’une de ses chansons. On confirme aussi que la jeune femme possède un organe soul étonnant qu’elle module en français, anglais et espagnol, épousant les beats électro et les martèlements de peaux de sa complice Gaby avec puissance et cette fragilité qui donne ce charme aux voix cabossées. Tout progresse pour Cj Beth et l’on se permettra une remarque en guise de conseil : cela gagnerait beaucoup avec une production moins linéaire et la présence de musiciens, confère ici celle féconde au clavier de Titouan Bouiller.
Un trio brésilien décapant

Salle Camille-Lepage, MDQ des Hauts-de-Saint-Aubin, 24 juillet. Le combo brésilien Taj Ma House pour un son très clubbing. CO - Jerôme HURSTEL
Remplaçant de dernière minute de Michelle & Les Garçons, le combo brésilien Taj Ma House possède ramage et plumage qui dépotent. Trois chanteuses - Clara Luz, Elisa Bacche et Janvita – habitent la scène aux sons très clubbing du DJ Pajux. Et là, on peut parler de musique clivante : effrayées par ces beats qui bastonnent, beaucoup d’oreilles incrédules prennent la fuite ; d’autres se repaissent de ce set échevelé. À titre personnel, on eût préféré les voir sur la grande scène du Jardin, en plein air, pour éventuellement honorer le dancefloor. Mais cette nouvelle proposition affirme le côté facétieux du programmateur Didier Granet, toujours prêt à surprendre, voire déstabiliser, ses « Temporiviennes et Temporiviens ».