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SpaceX tente un nouveau vol de sa mégafusée Starship après toute une série d’échecs... |
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La fusée SpaceX Starship décolle de Starbase, au Texas, vue depuis South Padre Island, le 27 mai 2025. ? © Sergio Flores/AFP
L’entreprise SpaceX d’Elon Musk va mener ce dimanche 24 août un nouveau vol test de sa mégafusée Starship, destinée à aller un jour sur la Lune et Mars, après une série noire d’essais marqués par des explosions.
Elon Musk va-t-il réaliser son projet fou de coloniser Mars ? Pour cela, il faudrait déjà que Starship, sa mégafusée, n’explose pas en plein vol… L’homme le plus riche du monde va observer de près le dixième vol de la plus grande fusée de l’histoire. Il doit se tenir à 18 h 30 locales (1 h 30, heure française), depuis la base de l’entreprise américaine au Texas, dans le sud des États-Unis.
Ce nouveau vol a pour objectif une série d’expériences sur l’étage supérieur de la fusée, le vaisseau, avant qu’elle n’amerrisse dans l’océan Indien. Contrairement à de précédents essais, SpaceX ne tentera pas de rattraper la fusée par des bras mécaniques, une manœuvre spectaculaire que seule l’entreprise maîtrise.
Des explosions en série
Lors des trois essais cette année, SpaceX a subi de multiples déconvenues techniques. Les deux premiers avaient été marqués par la spectaculaire explosion en début de vol de l’étage supérieur de la fusée, provoquant les deux fois des pluies de débris au-dessus des Caraïbes.
Fin mai, le vaisseau de Starship avait cette fois réussi à atteindre l’espace mais avait fini par exploser avant sa fin de mission programmée, à cause d’une fuite de carburant.
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La société d’Elon Musk mise sur une stratégie risquée : le lancement de multiples prototypes afin de corriger au fur et à mesure les problèmes rencontrés en situation de vol.
Cette succession de déconvenues, à laquelle s’est ajoutée en juin une explosion lors d’un test au sol, nourrit les doutes alors qu’Elon Musk continue de tabler sur des premiers lancements vers Mars dès 2026.
Une mission « sous pression »
Une version modifiée de Starship doit aussi servir au programme Artémis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune, avec pour objectif d’y maintenir cette fois une présence durable.
La mission de ce dimanche est donc « soumise à une forte pression » car, malgré les nombreux tests, la fusée ne « s’est pas révélée fiable », a dit à l’AFP Dallas Kasaboski du cabinet de conseil Analysys Mason. En d’autres termes, « les succès n’ont pas surpassé les échecs », selon lui.
Le développement de Starship, dont le premier vol test s’est tenu en avril 2023, pourrait toutefois s’accélérer, SpaceX ayant obtenu un feu vert du régulateur américain de l’aviation pour augmenter sa cadence de lancements. Le président Donald Trump, dont Elon Musk a été un proche conseiller, a lui exhorté son gouvernement à lever les freins administratifs aux activités spatiales commerciales.