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Ses affiches officielles découpées, la maire dépose plainte deux fois dans cette commune à l’est de Nantes... |
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Les affiches officielles de la liste de gauche Vivre ensemble à Thouaré ont été détériorées à deux reprises. © Ouest-France
INFO OUEST-FRANCE. À Thouaré-sur-Loire, près de Nantes (Loire-Atlantique), Martine Oger (divers gauche) a poussé deux fois la porte de la gendarmerie en deux jours. Après les découvertes consécutives d’affiches détériorées. Sur certaines, son visage a été découpé.
Deux plaintes en deux jours. Maire divers gauche de Thouaré-sur-Loire (Loire-Atlantique) et candidate à sa propre succession, Martine Oger vient de pousser deux fois les portes de la gendarmerie. À chaque fois, pour des affiches dégradées sur les panneaux officiels.
« Le visage a été détouré »
Tout a commencé jeudi 5 mars, en matinée. Hier matin, j’ai découvert les premières affiches dont le visage a été détouré, retrace Martine Oger, encore bousculée. C’est la première fois que cela arrive à Thouaré.
Sur les seules affiches de sa liste Vivre ensemble à Thouaré, on a retiré juste mon visage. Les autres candidats n’ont pas eu ce traitement-là.
Bis repetita, sur les panneaux de l’affichage officiel, ce vendredi 6 mars. Les affiches ont été déchirées, décollées et laissées par terre.
L’édile candidate s’inquiète : Je suis visée. Je trouve que le visage détouré, c’est très violent. Ça renvoie aux séries policières. J’ai été heurtée.
« Une petite poignée de gens plus qu’agacés par les projets d’urbanisme »
Depuis quelque temps, Martine Oger sent que la tension monte dans la commune. À Thouaré, on a une petite poignée de personnes qui sont plus qu’agacées par les projets d’urbanisme dans la commune. Elles l’expriment de manière plus radicale. On nous a souvent reproché les pistes cyclables, des Thouaréens ne laissent pas de place au vélo. Une partie de la population se radicalise. D’où la nécessité d’avoir une campagne apaisée.
Lors des réunions publiques, des participants ont pu laisser libre cours à leur colère, parfois dans des termes insultants. On voit que ça monte, convient la maire. Depuis ces quelques années, on est habitués à ce type de comportements.
Les deux sujets qui font monter la température : la Zac des Deux-Haies et l’OAP rue de Nantes. À chaque fois des programmes intégrant des logements sociaux.
Une grosse semaine avant le premier tour, la campagne prend donc un virage singulier. Sur l’affichage officiel, c’est lâche, contre la loi. On monte d’un cran dans la tension, alors que ça ne devrait pas se faire. À force d’agiter des peurs, les gens surréagissent.
L’enquête, elle, pourrait progresser rapidement : Nous avons des caméras de vidéoprotection, souligne l’élue. Sur certains sites concernés, il y a des caméras.