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Se confiner ou braver la paralysie : les New-Yorkais pris au dépourvu par la tempête... |
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Des ouvriers déneigent la route à Times Square pendant la tempête de neige qui s’abat sur New York, dans l’État de New York, aux États-Unis, le 22 février 2026. Le Service météorologique national a émis une alerte de tempête de neige pour la ville de New York, prévoyant jusqu’à 60 cm de neige. Une interdiction de circuler en voiture est en vigueur jusqu’à midi le 23 février. © EPA/MAXPPP
Certains doivent annuler leurs projets, d’autres se débrouiller pour aller travailler. Les New-Yorkais tentent de s’organiser face à une tempête de neige si forte que les autorités ont interdit les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis.
Certains doivent annuler leurs projets, d’autres se débrouiller pour aller travailler. Les New-Yorkais tentent de s’organiser face à une tempête de neige si forte que les autorités ont interdit les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis.
Dès dimanche après-midi, les gratte-ciel de la mégalopole ont disparu dans le blizzard, tandis que des rafales glacées secouaient les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.
Au total, jusqu’à 70 centimètres de neige et des vents atteignant 80 km/h sont attendus. Soit une tempête d’une ampleur plus vue depuis une décennie, selon le maire Zohran Mamdani qui a pris la mesure extrême de suspendre la circulation entre 21 h dimanche (02 h GMT lundi) et 12 h lundi (17 h GMT).
Transports très perturbés
« Comment je vais travailler ? », se demande Alfred Almodovar, 36 ans, qui comme huit millions de New-Yorkais s’est retrouvé pris au dépourvu par cette annonce. Handicapé physique, il a l’habitude de faire le trajet en voiture depuis son domicile à Brooklyn jusqu’à l’hôpital de Manhattan où il est secrétaire.
Mais les services de transport public proposés pour les handicapés ou malades sont suspendus et sa station de train n’est pas accessible aux handicapés. L’interdiction de circuler ne s’applique pas aux travailleurs essentiels ou aux habitants qui ont besoin de se déplacer pour des urgences.
Elle concerne en revanche la vaste majorité des transports, des voitures individuelles aux véhicules commerciaux en passant par les vélos électriques. Les bus, dont les roues ont été équipées de chaînes, peuvent continuer à rouler et les livraisons de nourriture restent autorisées, même si elles sont déconseillées.
Dès dimanche soir, une ligne du métro de New York traversant Manhattan et desservant Brooklyn a été suspendue. « C’est complètement dingue », commente Brandon Smith, un habitant de Brooklyn de 33 ans, interrogé par l’AFP avant la suspension de la circulation.
« Ça va être difficile pour la plupart des New-Yorkais de se déplacer parce qu’on doit quand même aller travailler », souligne-t-il. « C’est embêtant que (la circulation) soit suspendue alors que nos employeurs, eux, vont quand même nous demander de venir ».
« Gérer les intempéries »
« Il nous faut un meilleur système pour gérer les intempéries […] et pour aider ceux qui travaillent dans la restauration et, plus largement, dans les services, à se rendre au travail », estime-t-il.
Les écoles vont rester fermées lundi, les élèves étant même dispensés d’enseignement à distance. « Et les parents qui doivent aller travailler ? C’est injuste », râle Brandon Smith.
Beaucoup de grandes entreprises ont dit à leur personnel de télétravailler. Les Nations Unies ont décidé de fermer leur siège à Manhattan lundi, ce qui va reporter une réunion de son Conseil de sécurité qui devait être consacrée à la Centrafrique.
Avant l’arrivée de la tempête, les magasins proposant des sacs de sels utilisés pour les trottoirs ont été dévalisés. À l’église Saint-Clément, dans le quartier de Hell’s Kitchen, la banque alimentaire s’est dépeuplée dès dimanche, comme l’a constaté Thabang Maitisa.
« Des conditions météorologiques extrêmes comme celles-ci entraînent une énorme diminution du nombre de personnes qui viennent chercher de la nourriture », explique à l’AFP ce bénévole.