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Scandale des eaux en bouteille : le siège de Nestlé, en périphérie de Paris, a été perquisitionné... |
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Le bâtiment du siège social de Nestlé France à Issy-les-Moulineaux, le 12 mai 2024. © DANIEL DORKO / Archives Hans Lucas via AFP
Le siège de Nestlé, près de Paris, a été perquisitionné ce jeudi 10 juillet, dans le cadre d’une information ouverte au pôle de santé publique du tribunal judiciaire de Paris, en février 2025.
Le siège de Nestlé France à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné, jeudi 10 juillet 2025, selon une information de la Cellule investigation de Radio France, que Ouest-France a été en mesure de confirmer auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Vittel, Contrex, Hépar, Perrier, Saint-Yorre et autres grandes marques d’eaux en bouteille appartenant notamment aux groupes Nestlé Waters et Alma, ont utilisé pendant des années des techniques illégales pour purifier leurs eaux de source et leurs eaux minérales naturelles, avec l’aval du gouvernement, révélait une enquête du Monde et de Radio France, en 2024.
« Les données saisies à l’occasion de ces perquisitions » vont être étudiées
Cette perquisition s’est déroulée dans le cadre de l’information judiciaire ouverte au pôle de santé publique du tribunal judiciaire de Paris en février 2025, à la suite de la plainte avec constitution de partie civile déposée contre X par l’association Foodwatch, visant les sociétés Nestlé et Nestlé Waters.
« Dans le cadre de cette procédure, le Service national d’enquête (SNE) de la DGCCRF et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) ont été saisis sur commission rogatoire par les deux juges d’instruction co-saisis, précise la DGCCRF. L’enquête va se poursuivre pour procéder notamment à l’exploitation des données saisies à l’occasion de ces perquisitions. »
Au moins un tiers des marques françaises d’eaux de source et d’eaux minérales ont adopté des pratiques trompeuses, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) remis au gouvernement en 2022.