|
Saint-Georges-sur-Loire. Plongée dans les faits divers du XIXe siècle... |
1
Une trentaine de personnes est venue écouter Jacqueline Lacroust et Nathalie Renou, passionnées d’histoire, raconter les faits divers locaux du XVIIe siècle. © CO
Jacqueline Lacroust et Nathalie Renou, passionnées d’histoire et appartenant au groupe Beausite, ont donné un rendez-vous à 30 personnes à la cale du port Girault mercredi juillet.
Le temps d’une balade, elles ont raconté les faits divers qui se sont déroulés dans la commune entre 1883 à 1899 après avoir épluché les articles parus dans Le Petit courrier, l’ancêtre du Courrier de l’Ouest.
Ce sont des histoires insolites qui se sont déroulées au Grand bras. Au XIXe siècle, ce bras de Loire était navigable et les bateaux arrivaient d’Orléans pour aller jusqu’à Nantes. On pouvait y trouver un port et l’Hôtel de la boule d’or. Le Grand bras était navigable jusqu’en 1904. Il fut ensuite détourné vers Chalonnes par le maire de l’époque qui fabriquait de la liqueur afin d’utiliser la Loire pour le transporter.
Parmi ces histoires, il y a ce corps nu retrouvé par des pêcheurs en 1896 et qui ne sera jamais identifié.
La même année, deux familles qui se baladaient en barque sur la Loire ont chaviré. L’un des enfants ne sera jamais retrouvé. En revanche, deux personnes savaient déjà nager pour l’époque, c’était rare.
En 1898, des gendarmes arrêtent un terrassier qui volait des poissons, il sera arrêté et placé à la maison d’arrêt Angers.
Cette année-là, à la gare de Saint-Georges un accident entre un train de marchandises et un voyageur fait quatre morts et 14 blessés.
On a aussi appris que des courses de chevaux avaient lieu au château de Serrant. Un accident a eu lieu entre cheval et un tricycle à pétrole.
En 1830, la levée dite de Savennières fut édifiée pour devenir une route afin de traverser la vallée (entre
Montjean et La Pommeraye).
En 1871, on montre un mur pour se prémunir des crues. La levée est surveillée jour et nuit quand la Loire atteint les 4 mètres. Pour permettre d’accéder aux terres et aux habitations on aménage des cales, des portes (il y en a 89 tout le long de la levée). Entre 1856 et 1897 il y a sept crues de plus de 6 mètres.
En 1841, on construit le pont suspendu. À l’époque, il était à péage.