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Saint-Georges-sur-Loire. Passionnée par l’histoire, elle se souvient de Noël sous l’Occupation... |
Témoignage
Passionnée d’histoire locale et membre du groupe Beausite, Françoise Capelle raconte Noël sous l’Occupation : À l’époque, la période de Noël était marquée par une grande ferveur religieuse. En effet, les gens avaient besoin de se regrouper autour d’une même idée, d’une même foi, et priaient tous pour voir la fin de la guerre. Les hommes étaient prisonniers, des arrestations avaient lieu et des gens disparaissaient, emmenés vers des destinations inconnues par de sinistres convois ferroviaires.
Tout était rationné
Elle poursuit : Les difficultés matérielles étaient nombreuses. Tout était rationné : la nourriture et le charbon pour se chauffer. L’hiver 1940-1941 fut rude. Les tissus, la laine, les chaussures et les achats du quotidien ne pouvaient se faire qu’avec des tickets de rationnement et donnaient droit à des quantités différentes selon les âges. Restait le marché noir, interdit en principe et seulement ouvert à ceux qui en avaient les moyens. Il était plus facile de vivre à la campagne, avec les fermes alentour que dans les villes.
Avant d’ajouter : Les fêtes se déroulaient sous couvre-feu, de 23 à 6 heures du matin. Dans les écoles, chaque classe était marraine d’un prisonnier et envoyait un colis de Noël à son prisonnier. Les prisonniers fabriquaient des jouets en bois et les parents fabriquaient eux-mêmes les jouets. Il n’y avait même pas d’orange à Noël, ni de décorations. Tout avait disparu.