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Saint-Georges-sur-Loire. « On garde cet esprit de service toute sa vie »... |
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Denis Mercier a été maire durant douze années. © CO
Série
Premier édile de 1988 à 2000 à Saint-Georges-sur-Loire, Denis Mercier se remémore ses mandats. Premier volet de notre série sur ce que sont devenus ces maires et adjoints.
À quelques mois des élections municipales, l’ancien maire, Denis Mercier, revient sur ses douze années passées à la tête de la commune.
Élu en avril 1988, j’ai eu la chance, auparavant, d’avoir été conseiller municipal et membre d’une fédération d’élus, en particulier chargée de la formation. Occuper le poste de maire sans y être préparé me semble une gageure.
Ces réalisations sont toujoursen place près de 30 ans plus tard
Parmi les faits les plus marquants, il se souvient notamment des travaux place de la mairie. L’ancien maire raconte : Un geyser apparaît : la pelleteuse vient de percer une canalisation d’eau potable. Elle n’est pas sur le plan dit le chauffeur… En intercommunalité, avec l’aide des services de l’État, nous avons créé un service informatique de gestion de plans cadastraux.
Avant de poursuivre : À l’époque, de jeunes mamans m’interrogent : Que faire de mon bébé quand je vais chez le coiffeur ? En intercommunalité, nous avons donc créé un multi-accueil. Les mères venaient dans mon bureau avec leur bébé pour travailler sur le projet »,
se souvient-il en souriant.
Parmi ses souvenirs, le maire se rappelle également que le professeur d’espagnol organisait des échanges scolaires avec l’Andalousie. Un jumelage officiel a ainsi été créé.
Denis Mercier continue : Un garagiste nous a également proposé la création d’un marché de la voiture d’occasion. Avec les quatre garagistes, le premier marché fut un succès. Ces quatre réalisations sont toujours en place 25 à 30 ans plus tard.
Un autre souvenir, assez triste, traverse alors l’ancien politique : Minuit. Le téléphone me réveille : une famille vient d’avoir un gros accident. J’arrive sur le lieu. La fille, unique, est morte. L’épouse ne vaut guère mieux. Après la fin des secours, j’accompagne cet homme à son domicile. Je reste auprès de lui jusqu’au matin. J’avais peur qu’il se suicide.
Avant de conclure sur un fait cocasse. Lors de la construction de la salle des fêtes, salle Beausite, l’architecte nous fait deux propositions : une piste de danse circulaire ou rectangulaire. Le Conseil municipal a voté à une voix pour la circulaire et le reste pour la rectangulaire. La seule était la mienne. C’est ma plus belle mise en minorité en deux mandats !
Pour lui, « on garde cet esprit de service à ses concitoyens toute sa vie.