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Saint-Georges-sur-Loire. L’étang d’Arrouët, l’histoire d’un conflit qui a duré... |
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Françoise Capelle, du groupe Beausite, a raconté l’histoire de l’étang d’Arrouët, devant un public passionné d’histoire. © CO
Samedi 7 juin, à LaLuMé, Françoise Capelle, du groupe Beausite, a raconté l’histoire de l’étang d’Arrouët, source de conflits durant plusieurs siècles, devant un public conquis et passionné d’histoire.
L’étang d’Arrouët, situé au sud de la commune, est alimenté par le ruisseau de Serrant. Françoise Capelle n’a pas trouvé l’origine de ce nom. Arrouët évoquerait le travail du chanvre (le rouet), la déformation du verbe rouir (faire tremper le chanvre) ou le diminutif du mot arroyo, qui désigne un ruisseau.
Dès le XIIe siècle l’étang appartient à l’Abbaye. Le poisson a alors beaucoup de valeur : à l’époque on ne devait manger ni œufs ni viande durant 150 jours par an.
Au XVIIe siècle, l’étang est vendu à la famille Walsh de Serrant.
Saint-Georges manque alors d’eau. On mettra 69 ans pour construire un puits sur la place de la mairie, mais l’eau n’est pas bonne. La population (boulanger, boucher…) continue de se servir de l’étang alors qu’il est répugnant.
L’étang racheté en 1973
Au XXe siècle, les femmes veulent avoir un bateau-lavoir, qui ne verra jamais le jour. En 1934, la duchesse de la Trémoille vend l’étang à la famille Lair.
Les épidémies sont nombreuses par manque d’hygiène et d’eau. Il y a de nombreux puits, mais il faudra attendre 1955 pour avoir le service d’eau.
En 1973, c’est alors le maire, M. Guitton, qui rachète l’étang. M. Mercier fera construire la salle Beausite et M. Froger le pont.
L’étang d’Arrouët est actuellement un lieu de détente, de festivités et on peut même y pêcher.