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Saint-Georges-sur-Loire. Elle a raconté l’arrivée du progrès et des grandes inventions des XVIIIe et XIXe... |
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Françoise Capelle et le groupe sur les Terrasses de l’Abbaye. © CO
Mercredi 30 juillet, sur les Terrasses de l’Abbaye, Françoise Capelle, passionnée d’histoire et membre de l’association Histoire des coteaux de Loire et Maine, a raconté devant plus de 20 personnes les progrès et les inventions qui sont entrées dans la vie des Saint-Georgeois aux XVIIIe et XIXe siècles.
Ainsi, après le chemin royal, la Nouvelle route fut créée en 1763. De nombreux accidents eurent lieu, les calèches roulant à 60 km/h.
Un premier vol aérostatique local en 1784
À l’instar du premier vol de montgolfière à Versailles en 1783, Louis Proust, ingénieur et Charles, physicien angevin veulent créer un élément qui s’élève. Avec le soutien du comte de Serrant, ils font partir une montgolfière du château le 12 avril 1784. Selon le premier journal de l’époque : Tout le monde veut voir cet élément qui vole.
Après un départ chaotique, on la retrouve à Saint-Remy-la-Varenne
. Puis elle est ramenée à Serrant. C’est extraordinaire pour l’époque cette expérience. Ils l’ont vu s’élever du sol »,
raconte Françoise Capelle.
En 1850, le chemin de fer arrive à Saint-Georges-sur-Loire, à 4 km du bourg. À Port-Girault se crée un village d’ouvriers qui viennent de toute la France, des ateliers nationaux. Ils sont célibataires et républicains. Les gens du bourg, conservateurs, se méfient de ces gens-là
et mettent à l’abri leurs filles. Le curé fait construire une chapelle près de la gare (dont les ruines restent à la Croix Mairie) tandis que des calèches sont mises à disposition pour acheminer les voyageurs.
Au XXe siècle, M. Pagot, électricien, va voir l’Exposition universelle à Paris en 1900 et voit les premières images du cinéma muet. Il décide de créer le cinéma itinérant et part sur les routes de l’Ouest et du Centre en caravane. C’est lui qui installera l’électricité dans la rue principale en 1912.