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«SAINT-EX» : Une ode poétique à l’amitié avec Louis Garrel et Vincent Cassel.... |
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Saint-Ex (2024) © Studiocanal
Pablo Agüero embarque Louis Garrel et Vincent Cassel pour raconter l’épopée aérienne de l’auteur du Petit Prince. À la fois kitsch et poétique, le film devient une sorte de conte sur la force de l’amitié En salles le mercredi 11 décembre.
Générique : Révélé par Eva ne dort pas, variation autour du personnage d’Eva Peron en 2016 puis grand triomphateur des Goyas (les César espagnols) en 2020 avec Les Sorcières d’Akelarre, l’argentin Pablo Aguëro s’embarque pour la première fois dans une production française autour de l’auteur du Petit Prince qui fut son livre de chevet dans sa jeunesse. Il a confié le rôle de Saint- Exupéry à Louis Garrel, celui de son meilleur ami Henri Guillaumet à Vincent Cassel alors que Diane Krüger incarne la femme de ce dernier.
Le genre : Biopic poétique
Durée : 1 h 38
L’histoire : 1930, en Argentine, les aviateurs Antoine de Saint-Exupéry et Henri Guillaumet tentent de sauver l’Aéropostale fragilisée par l’impossibilité de survoler la cordillère des Andes. Jusqu’au jour où Guillaumet entreprend ce voyage a priori sans retour. Sans nouvelles de son ami, Saint-Ex part à sa recherche.
On aime. L’exercice du biopic se limitant le plus souvent à une illustration plus ou moins inspirée d’une fiche Wikipédia, louons le geste de Pablo Agüero de se concentrer sur un seul épisode de la vie de Saint-Exupéry. Son récit en ligne claire se veut une ode aux premiers temps de l’aviation où chaque vol tenait de l’aventure. À l’aide d’une esthétique qui semble assumer sa beauté surannée voire carrément kitsch le film devient une sorte de conte sur les liens indéfectibles de l’amitié.
On aime moins. C’est dans les airs que Saint-Ex tire sa force poétique. Malheureusement une foi à terre le récit perd son expressivité et les dialogues comme les situations apparaissent d’une désarmante naïveté. Quant à l’esthétique factice de l’ensemble, elle peut autant séduire qu’indigner l’œil du cinéphile.