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Saint-Barthélemy-d'Anjou. Dialyse à domicile : Physidia invite les politiques à s’emparer du sujet... |
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Visite de l’atelier de réparation avec le sénateur Emmanuel Capus (2e en partant de la droite) et le directeur, Julien Dolivet (au centre). © CO
Après huit années de travail, de recherches de financement et d’essais cliniques, Physidia a mis au point une machine permettant aux personnes insuffisantes rénales de se dialyser à domicile depuis 2010. Elle présente tous les avantages : pas de transport au centre de dialyse, séances plus courtes, possibilité d’avoir une vie professionnelle et même de partir en vacances car l’appareil est aisément transportable.
Alors que le nombre de personnes dialysées augmente de 3 % par an, pourquoi seuls 2 % bénéficient de cette machine (voir CO du 25 mars) ? « En France et seulement en France, il faut absolument avoir un aidant lors de la séance. Il n’y a pas de forfait pour l’infirmier qui installe l’appareil, les patients ne sont pas bien informés et il y a une résistance au changement », regrette le directeur, Julien Dolivet.
Aussi, il a invité jeudi 26 septembre Emmanuel Camus, sénateur de Maine-et-Loire, et Richard Yvon, adjoint au maire d’Angers aux seniors et à la santé, car il voudrait impliquer les politiques, faire connaître le sujet au plan national et notamment qu’on en parle à l’Assemblée nationale.
Car l’entreprise a tous les moyens de se développer, avec la volonté de rester dans ses locaux de Saint-Barthélemy-d’Anjou. Pour le directeur, « le champ des possibilités est fantastique. On pourrait par exemple installer une de ces machines en pharmacie à disposition de plusieurs personnes ». Et il a aussi la volonté de faire reconnaître une entreprise française sur son territoire.