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Saint-Barthélemy-d'Anjou. Comment (dys)fonctionne le cerveau ? Il décrypte... |
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Pascal Mespouille est, depuis toujours, passionné par le fonctionnement du cerveau. Il aime transmettre les connaissances accumulées tout au long de sa carrière de neurologue praticien. © Ouest-France
Le Belge Pascal Mespouille a pris sa retraite de neurologue en Anjou. Travailleur passionné, il se dédie maintenant au plaisir de la transmission.
Tout a commencé à la lecture d’un Paris Match, à l’âge de 14 ans. Le choc, esthétique d’abord, en y découvrant des photos en couleurs du cerveau. Celui-ci décide à jamais de son orientation : il sera neurologue.
À 30 ans, après 12 années d’études dont une passée au CHU de Lille, très en pointe dans ce domaine, Pascal Mespouille entame sa vie professionnelle à Arlon, dans son pays, la Belgique.
« Toujours été fasciné par le cerveau »
35 ans plus tard, vient l’heure de la retraite. Il choisit, avec son épouse champenoise, de venir s’installer en France. Bourgogne ? Anjou ? Ils hésitent. Finalement, Angers, par son climat, sa beauté, sa richesse culturelle et artistique, l’emporte. Pascal Mespouille ne s’occupe plus de patients mais, pour autant, ne lâche pas son domaine. « J’ai toujours été fasciné par le cerveau et il me passionne encore, révèle-t-il. Et j’aime transmettre des informations. »
Ce qu’il a fait dans un livre sur les maladies dégénératives, Alzheimer, Parkinson, Charcot, quand les neurones ne répondent plus, et dans un deuxième ouvrage, Dessine moi une conscience.
À l’Université angevine du temps libre (UATL), il anime des ateliers deux fois par mois. Au programme, l’anatomie du cerveau, la conscience sous tous ses aspects, le coma et les états apparents, les neurones de la mémoire, etc.
« C’est du travail. Je continue de m’informer. Ça bouge dans ce domaine, notamment avec l’ingénierie magnétique. Il y a aussi les études sur le cerveau des animaux, en parallèle avec les études sur le cerveau de l’homme. La neurologie interpelle, poursuit le scientifique. Elle mène à des questions philosophiques. »
Resident àSaint-Barthélemy-d’Anjou
Des questions qu’il a abordées, en décortiquant la complexité vertigineuse du système cérébral, lors d’un cycle de conférences joliment intitulé Les fantômes de la conscience, tout au long du mois de janvier à l’Institut municipal.
À Saint-Barthélemy-d’Anjou, désormais sa ville de résidence, il a accepté, en novembre 2023, la proposition du médiathécaire, François Taveau, de parler de la maladie d’Alzheimer.
Devant le succès rencontré et le nombre de personnes n’ayant pu assister à la conférence, il reviendra samedi. Avec de belles images en couleurs, évidemment. Le docteur Mespouille détaillera tous les aspects de cette maladie pour laquelle, pour l’instant, « il n’y a aucun traitement curatif. On est habitués à être frustrés », avoue le neurologue. « Mais, atténue-t-il immédiatement, il y a des maladies qu’on traite bien maintenant ».
Samedi 3 février, à 15 h. 1 h 30. Sur réservation au 35, rue de la Ranloue ou au 02 41 93 35 30.